Olivier Jardé, Député d’Amiens, regrette la décision de la municipalité d’Amiens de faire payer le stationnement résidentiel dès la première voiture dans le quartier Sainte Anne avec une augmentation tarifaire dès le deuxième véhicule. Cette décision sera étendue, à partir de janvier prochain, aux quartiers Henriville et la Gare – la Vallée.
Selon Olivier Jardé, « les amiénois ne peuvent pas seulement se déplacer en bus ou en vélo. Ces moyens de transport ne répondent pas à tous les besoins ! Par plusieurs mesures, notamment avec la modification des sens de circulation au centre ville, la municipalité tente de chasser les voitures du paysage urbain, sans se soucier des conséquences économiques pour les commerçants du centre ville.»
Pour Olivier Jardé, l’acquisition d’un macaron gratuit pour la première voiture et d’un macaron payant à partir du deuxième véhicule lui semble être la réponse la plus équilibrée mais surtout la plus juste.
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Newsletter n°36 : les vrais chiffres de l’engagement financier de l’Etat dans la politique de la ville

Bonjour à Toutes et à Tous,
Dans le JDA du 2 juin dernier, un article ironisait sur l’effort de l’Etat quant à la politique de la ville. Il présentait le Président d’Amiens métropole et son Vice-président à la politique de la ville comme les bienfaiteurs du monde associatif amiénois et l’Etat comme celui qui n’assumait pas ses responsabilités.
Face à ce portait assez hasardeux et à l’inexactitude des chiffres publiés, il m’a paru nécessaire de vous informer de la réalité de la situation.
Par l’intermédiaire de Monsieur le Préfet de Région, l’Etat a contribué, en 2009, à hauteur de 25 116 758 euros, soit une augmentation de 29% depuis 2002, à la politique de la ville. Ces chiffres comprennent tous les crédits confondus de l’Etat, que ce soit au niveau du contrat de ville, du contrat urbain de cohésion sociale, Ville-Vie-Vacances, Adultes-relais, dispositif local d’accompagnement, réussite éducative, fonds interministériel de prévention de la délinquance, fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations, la direction régionale de l’ACSé, la dotation de solidarité urbaine, les exonérations de charges ou encore les crédits dépensés par les services de l’Etat dans les quartiers prioritaires.
A ces sommes, il est à rajouter les 78 millions d’euros accordés à Amiens métropole par l’Agence nationale de rénovation urbaine en faveur de la rénovation de nos quartiers.
Dans un même temps, j’étais très surpris du portrait si élogieux du Président d’Amiens métropole quant au soutien qu’il réalise en faveur du monde associatif.
Pourtant, le maire d’Amiens, Président d’Amiens métropole, n’a-t-il pas renoncé à soutenir les comités de quartier, ces associations, animées par des bénévoles, depuis les années 80 et qui ont pour objectif de faire remonter les souhaits, à l’Hôtel de ville, des habitants dans les quartiers, afin d’y améliorer le cadre de vie ?
Où en sommes-nous des difficultés financières de la Maison de la Culture suite au désengagement financier du Conseil régional ? Amiens métropole, va-t-elle supporter les 250 000 euros manquant pour sauver la programmation 2010-2011 et qui aura des conséquences sur l’attractivité de la ville dans le domaine culturel ?
Telle est la réalité du terrain.
Vos réactions seront les bienvenues
Je reste à votre disposition,
Bien cordialement et à très bientôt !
Olivier JARDÉ
www.olivierjarde.info
ojarde@assemblee-nationale.fr
103 ter rue Victor Hugo 80440 BOVES
Contribution du comité de soutien des parlementaires pour le barreau Roissy-Picardie
Communiqué de presse : Olivier Jardé se réjouit de la subvention accordée au syndicat mixte somme numérique

Olivier Jardé, député Nouveau Centre de la Somme, membre du Syndicat Mixte Somme Numérique se réjouit de la subvention accordée par le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), à hauteur d’un million d’euros, dans le cadre d’un appel à projet déposé par le Syndicat Mixte Somme Numérique.
Cette somme constitue ainsi un élément clé pour la généralisation du haut débit sur le territoire de la Somme. Il permettra de réduire la « fracture numérique », les inégalités face aux possibilités d’accéder et de contribuer à l’information, à la connaissance et aux réseaux sur Internet.
Question d’actualité d’Olivier Jardé du 23 juin 2010 sur l’accès aux soins médicaux sur le territoire
Accès aux soins médicaux sur le territoire
M. le président. La parole est à M. Olivier Jardé, pour le groupe Nouveau Centre.
M. Olivier Jardé. Ma question s’adresse à Mme la ministre de la santé et des sports et je voudrais y associer mes collègues François Sauvadet, Jean-Luc Préel et Stéphane Demilly.
Une nouvelle fois, le Conseil national de l’ordre des médecins ainsi que la mission présidée par Élisabeth Hubert ont souligné l’existence de déserts médicaux dans notre pays, particulièrement dans les banlieues des grandes villes et certaines zones rurales. Ainsi, la Picardie compte 250 médecins pour 100 000 habitants et la Somme a quatre cantons sans médecin.
Pourquoi ?
D’abord, le besoin en médecins augmente du fait de l’allongement de l’espérance de vie.
Ensuite, il faut incriminer moins une pénurie de médecins qu’une mauvaise répartition sur le territoire national qui aboutit à ce que la permanence des soins et l’accessibilité aux soins ne sont pas assurées, ce qui provoque un engorgement des services d’urgences des hôpitaux.
Madame la ministre, dans la loi « Hôpital, patients, santé, territoires », vous avez abordé ce problème avec la création de maisons médicales autour d’un projet médical, avec l’attribution de bourses aux jeunes médecins qui s’installeraient dans des zones sous-médicalisées mais également avec le contrat solidarité-santé.
Mais ne faudrait-il pas aller plus loin ?
Ne pourrait-on envisager de mettre en place un numerus clausus régional pour répondre à des besoins régionaux ?
Ne pourrait-on réfléchir non plus en termes de nombre de médecins mais en termes de temps médical ?
Ne pourrait-on revoir le transfert de tâches ?
Quelles sont les pistes que vous souhaitez explorer pour répondre à ce problème chronique, qui touche les Français de près, tant la permanence des soins et l’accessibilité aux soins sont indispensables à tous ? (Applaudissements sur les bancs du groupe NC.)
M. le président. La parole est à Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports.
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports. Monsieur le député, vous représentez une région particulièrement touchée par les problèmes de démographie médicale.
M. Patrick Lemasle. Il y en a d’autres !
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé. J’ai décidé de faire de l’action sur la démographie médicale l’une des priorités de la politique que je mène à la tête du ministère de la santé.
Nous avons déjà enregistré des progrès notables. La rénovation de la filière universitaire de médecine générale menée avec ma collègue Valérie Pécresse a permis de faire passer le nombre d’internes choisissant la médecine générale de 37 % en 2004 à 49 % en 2009. Le nombre de maisons médicales a connu une nette augmentation : de cinq maisons médicales créées en 2005 grâce au Fonds initiatives prévention santé, nous sommes passés en 2009 à 89 et pensons atteindre 250 avant 2012.
Nous avons aussi enregistré des progrès marqués en matière de permanence des soins avec une diminution du nombre de secteurs et l’amélioration de la régulation par le centre 15.
Nous allons continuer en ce sens. Les agences régionales de santé, qui viennent d’être installées, vont constituer une boîte à outils dans laquelle nous pourrons puiser. Le dispositif des bourses débutera dès la rentrée prochaine et nous allons pouvoir mettre les étudiants boursiers à disposition d’une région comme la vôtre, notoirement sous-dotée. Nous allons également jouer sur le numerus clausus : à l’entrée, en l’adaptant aux besoins des régions où il y a le moins de médecins ; à la sortie, en adaptant le choix des internes par spécialité aux besoins des populations. Bien sûr, nous travaillerons aux coopérations et aux délégations de tâches.
Nous allons ensemble, cher Olivier Jardé, faire en sorte que la question de la démographie médicale soit au cœur de notre politique. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)
