Bonne année 2016 !

« Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs » : Nelson Mandela.

Que cette année nouvelle nous permette de retrouver la confiance dans un avenir de paix et de fraternité.

Qu’elle soit source d’espoir et nous offre de nouveaux horizons afin d’apporter à chacun d’entre nous joie, santé et bonheur. Profitons, à chaque instant, des bonheurs du quotidien en famille ou entre amis.

Vous pouvez compter sur notre détermination pour être à votre service.

Bien amicalement,

 

Olivier Jardé

Au nom de la République

Cher(e) ami(e),

 

Droite, gauche, centre : nous avons tous une part de responsabilité en ce qui concerne la montée du Front National. Nous avons tous un examen de conscience à faire et je peux comprendre la déception de certains d’entre vous. Mais malgré tout, dimanche prochain, il faut se rendre compte qu’un combat de grande importance aura lieu. Déjà parce qu’il se déroulera dans une nouvelle grande région de six millions d’habitants. Ensuite parce que, de l’issue de ce combat, dépendra l’avenir de notre quotidien : l’attractivité économique du territoire,  les transports en communs, les lycées, les universités, le développement durable ou encore le soutien à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Mais surtout parce que, au-delà des enjeux locaux, ce sont les valeurs de la République et de la France qui seront mises en jeu.

Pourquoi ? Parce qu’une victoire de Marine le Pen, pour commencer, dégradera et salira l’image de notre pays à travers le monde. Tous les médias internationaux scrutent notre région en ce moment même et attendent de voir si la France, perçue comme le pays exemplaire en matière de démocratie et de République, ne va pas se faire hara-kiri. Il faut prendre conscience que la France inspire le monde entier. Terre des droits de l’Homme, sa réputation et sa crédibilité seront définitivement endommagées si le Front National venait à arriver à la tête du Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Il faut également se rendre compte que tout, absolument tout dans l’âme de la France, dit non au Front National. Dans notre histoire, l’extrémisme a failli nous conduire à la catastrophe. C’est un poison : il tue, il pervertit, il trompe. Marine le Pen, dans ses propos, ne propose jamais d’explications ou de solutions : elle cherche sans cesse à nous diviser en faisant remonter à la surface ce qu’il y a de pire en chacun de nous.

Quelles sont les valeurs de la République ? Liberté, égalité, fraternité. La fierté d’être français à travers Marianne, le 14 juillet, notre drapeau ou encore notre hymne national. Nos combats pour l’unité, la cohésion sociale et la diversité. Notre engagement pour la justice, pour la paix et, par conséquent, pour l’Union Européenne.

Il n’existe pas une seule valeur, parmi celles que je vous ai citées plus haut, qui n’est pas compatible avec l’Union Européenne. Tout simplement parce que la France a été la pierre angulaire de la construction européenne. Dire non à l’Union Européenne, c’est dire non à la France. Refuser l’Union Européenne, c’est jouer contre la France.

Ce combat de dimanche prochain est aussi un combat pour nos valeurs républicaines dans les faits. C’est pour cette raison que Pierre de Saintignon s’est retiré : il a sacrifié de potentiels élus socialistes pour faire barrage au Front National. Je tenais à saluer son sacrifice républicain.

A présent, il faut agir. Agir dimanche prochain pour nos valeurs incarnées par des gens de terrain. Par des personnes d’expérience qui ont démontré dans leurs villes qu’ils étaient proches des aspirations de leurs habitants. Nous pouvons faire confiance à Xavier Bertrand et à Brigitte Fouré.

 

Vive la République, vive la France et vive le Nord-Pas-de-Calais-Picardie !

Amitiés,

Olivier Jardé

Élections régionales : constat et propositions

Mes chers amis,

Aujourd’hui, je suis un homme engagé mais en colère : engagé dans la campagne des élections régionales en soutenant un homme de projets en la personne de Xavier Bertrand. Mais en colère devant une réforme territoriale que je ne comprends pas.

Pourtant, je suis pour les réformes car la vie est un perpétuel changement. Nos modes de fonctionnement, nos façons de vivre évoluent en permanence. Il est donc logique que nos structures doivent se modifier.

Mais là, quel est l’objectif ? Un objectif dénué de sens à la François Hollande : avoir des régions plus grosses. Pour autant, est-ce que l’on vit moins bien au Luxembourg, en Suisse, en Belgique qui sont des plus petits pays que la France ? Non, alors pourquoi cette obsession de la taille ?

Sans doute pense-t-il que cela coûtera moins cher. Ou encore que ce sera plus efficace. Mais il se trompe une fois de plus. J’en suis sûr pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas UN niveau du mille-feuille administratif qui a été simplifié ou supprimé. Ajoutez à cela une plus forte recentralisation et le tour est joué.

Même les bases d’une réforme territoriale digne de ce nom ne sont pas respectées par la majorité socialiste. Quand Napoléon Bonaparte a réformé le territoire français de fond en comble, il a eu la présence d’esprit de prendre en compte la géographie du pays ! Les préfectures étaient toujours au centre du département par exemple. Mais je ne devrais pas faire l’honneur à François Hollande de le comparer à Bonaparte.

Si on revient aux affaires en 2017, faudra-t-il pour autant supprimer cette réforme voulue par le Président de la République ? Malheureusement je ne pense pas que ce soit possible mais on pourra la revisiter.

En tout cas, pour le moment, nous ne pouvons faire concrètement qu’une chose : gagner ces élections régionales ! Gagner avec Xavier Bertrand !

Je suis optimiste car nous avons les hommes et les idées. Et c’est la moindre des choses vu les tâches énormes qui nous attendent.

Pour resituer tout ce que nous avons à accomplir, voilà quelques chiffres de la région que nous avons le devoir de redresser :

Le taux de chômage du Nord-Pas-de-Calais étant de 12,9% et celui de la Picardie de 11,6%, nous aurons le taux de chômage le plus élevé de France.

  •  La pauvreté en Nord-Pas-de-Calais culminant à 19,7% et celle de Picardie étant de 15,5%, nous serons la deuxième région la plus pauvre de France.
  •  Le salaire annuel moyen net en Nord-Pas-de-Calais est de 25 188 euros et celui de Picardie est de 25 656 euros. Ajoutez à cela que le PIB par habitants en Nord-Pas-de-Calais est de 25 822 euros et celui de Picardie de 24 450 euros, et nous avons le plus faible niveau du pays. Un niveau tellement faible qu’il est deux fois moins important que celui des franciliens !
  •  Néanmoins, tout ne sera pas noir car nous serons la troisième région la plus peuplée de France. Et mieux encore : la région la plus jeune du pays avec 33,1% de jeunes pour 5 985 700 habitants !

Pour réaliser tous ces défis, nous aurons 170 élus dans la nouvelle grande région : 70 dans le Nord, 43 en Pas-de-Calais, 23 dans l’Oise, 18 seulement dans la Somme et 16 dans l’Aisne. Le vainqueur aura forcément la majorité absolue puisqu’il bénéficiera d’une prime de 25% d’élus d’office sur sa liste.

Pour créer une région dynamique, nous bénéficierons également d’un budget de près de trois milliards d’euros. Il sera consacré aux nouvelles compétences attribuées aux régions par la loi Notr, à savoir les fonds européens, l’aide aux entreprises, les schémas d’aménagement, le numérique, l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation, les ressources en eau, les déchets et les transports. On notera d’ailleurs l’absurdité de l’Etat qui a donné à la région la compétence des transports scolaires alors qu’il est évident que c’est une compétence de proximité qui aurait dû être laissée aux départements.

Au vu des chiffres que j’ai rappelés tout à l’heure, et comme nous vivons dans une économie mondialisée, il va falloir mettre l’accent sur l’attractivité économique du territoire en attirant les jeunes créateurs et en donnant envie aux entreprises existantes dans notre région d’y rester. Pour cela, une fiscalité modérée, seul levier des politiques en la matière, est indispensable.

Nous devons également miser sur la formation professionnelle et sur l’apprentissage. Pas seulement parce que nous serons une région où le chômage et la pauvreté seront élevés, mais aussi parce que nous serons une région jeune, comme je l’ai rappelé tout à l’heure. Nous serons également une région céréalière et industrielle avec 45 300 emplois dans le monde agricole et 315 900 dans le monde industriel. C’est donc un enjeu majeur, et pour preuve, les deux régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie le montrent bien puisqu’elles y consacrent une grande partie de leur budget : 15% du budget pour la Picardie, soit près de 160 millions d’euros ; et 24% du budget pour le Nord-Pas-de-Calais, soit 520 millions d’euros. Il faudra maintenir ce rythme budgétaire si l’on veut redresser notre grande région.

Mais les jeunes, ce sont aussi les étudiants. Il faudra penser à restructurer le système universitaire en donnant toute sa place à l’Université Picardie Jules Verne qui, de par sa qualité d’enseignement et son nombre d’étudiants, a toute sa place sur ce nouveau territoire.

La mobilité sera également un enjeu important pour le bon développement du Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec, pour clé de voûte, l’avancée du projet du canal Seine-Nord-Europe. Mais ce n’est pas tout : si on peut déplorer l’abandon de l’autoroute Amiens-Arras-Lille à cause des Verts et de Marie-Christine Arnautu, on pourra redresser la barre en créant un axe Abbeville-Amiens-Saint-Quentin en milieu de région. Cela aura pour conséquence un rééquilibre du territoire avec le sud de l’Oise et la métropole lilloise. Je fais confiance à Xavier Bertrand pour voir aboutir ce projet.

Et enfin, en ce qui concerne Amiens, je fais entièrement confiance à Brigitte Fouré. Déjà pour faire barrage au Front National, car notre département est celui où le FN a fait le moins bon score dans toute la future grande région. Mais aussi pour défendre nos couleurs. Brigitte Fouré l’a brillamment fait en se battant pendant de longs mois pour qu’Amiens soit capitale régionale. Nous avons hélas aujourd’hui de faibles chances d’avoir ce statut alors que l’emploi administratif dans cette ville représente 40% ! Il va falloir que cette aventure soit gagnante pour Lille bien évidemment, mais aussi pour Amiens. Mais avec Brigitte Fouré dans le futur exécutif régional, je n’en doute pas une seule seconde !

Olivier Jardé

 

 

 

Mon point de vue…

En qualité de président départemental du Nouveau Centre, je me suis exprimé par communiqués sur le manquement au respect des règles statutaires de l’UDI. En tant que responsable politique amiénois, je souhaite ici donner mon point de vue pour éclairer, s’il se peut, une situation confuse.

  1. Sur les personnes

            Respectueux des engagements pris, je me suis immédiatement retiré de la compétition comme tête de liste dès lors que Brigitte Fouré me distançait dans le sondage demandé par mon parti alors même que l’écart était faible et que la « défaillance » de Gilles Demailly changeait profondément la donne.

            J’ai immédiatement approuvé le projet d’accord avec Alain Gest, président départemental de l’UMP, présenté par Brigitte Fouré et écrit que je participerai pleinement à sa liste, dès lors qu’elle obtiendrait l’investiture de l’UDI et un accord national sur le partage des rôles et le poids accordé à l’UMP.

            Je maintiens cette position car je reconnais pleinement la légitimité de Brigitte à briguer cette fonction et j’ai pu apprécier les qualités de dynamisme et d’autorité d’Alain Gest lorsque j’ai travaillé à ses côtés au Conseil général.

            Mais je reconnais aussi pleinement la légitimité d’Hubert de Jenlis, mon excellent collègue au Conseil général, à briguer la tête de liste de l’UDI. Il a su fédérer des élus et responsables amiénois et son souhait de renouveau de la classe politique amiénoise n’est pas dénué de fondement. C’est un mauvais procès qu’on lui fait en l’accusant d’être passé de l’UMP à l’UDI ! Avec loyauté, il a suivi les orientations du parti radical qui a quitté l’UMP pour former l’UDI avec le Nouveau Centre.

  1. Sur le rapport UMP/UDI

            La dyarchie prévue (Mairie à l’une, Métropole à l’autre) n’est pas acceptable, ni pour les Amiénois, ni pour le Nouveau Centre.

Pour les Amiénois parce que, outre les surcoûts et dysfonctionnement générés, ils auraient le sentiment de confier l’essentiel de leur avenir à quelqu’un qui n’a jamais souhaité être élu à Amiens et a davantage appréhendé les problèmes ruraux que ceux d’une métropole industrielle, commerciale et de services.

            Pour le Nouveau Centre, rien ne justifie d’abandonner la gestion de la Métropole à l’UMP, tout comme il lui semblerait peu convenable de demander la même parité aux maires UMP de St-Quentin, Beauvais ou Compiègne.

            Première formation politique à droite depuis 1971, elle a assumé les fonctions de tête de liste et de maire sans discontinuer. Je ne vois donc pas en quoi le départ du parti radical de l’UMP pour se fondre dans l’UDI, aurait renforcé l’UMP depuis 2008.

  1. La solution

            Il appartient évidemment à la commission nationale d’investiture de l’UDI de choisir le candidat auquel elle donnera l’investiture, ainsi que les modalités d’un accord ou pas avec l’UMP. Cela relève de choix et d’équilibres nationaux.

            Il n’est, pour moi, pas concevable que ce choix se fasse sans que nos adhérents du Nouveau Centre (je parle de ce qui me concerne) aient rencontré les candidats, entendus leurs projets de programme, de liste, d’alliance. A fortiori si le candidat choisi n’est pas adhérent du Nouveau Centre.

            Parce que les sensibilités de chacun doivent être respectées, je regrette que le Président départemental du parti radical ait pris parti pour un candidat et un accord avec l’UMP en contradiction avec nos statuts. Il a sans doute oublié que le parti radical n’est plus dans l’UMP mais dans l’UDI.

  1. Les alliances

            L’alliance traditionnelle avec l’UMP est souhaitable et tout doit être faite pour un accord équilibré qui prenne en compte le poids politique de chacun. Il est autour de 1/3 pour l’UMP et 2/3 pour l’UDI, ce qui est plus pour l’UMP qu’en 2008. Chacun prendrait sur son contingent des personnalités issues de la société civile indispensables à une bonne représentation de la liste.

Si l’UMP pense représenter beaucoup plus, je ne refuserais pas une primaire loyale de premier tour qui départagerait les candidats et serait plus claire que des marchandages laissant aigreur et amertume. Le second tour, comme à gauche, se ferait dans l’union sur le programme du vainqueur de la primaire.

  1. Le programme

            Une priorité s’impose : la lutte contre le chômage

L’attractivité d’Amiens exige une baisse progressive de la fiscalité des Amiénois. Elle est la seule solution applicable dès 2014 aux problèmes de l’emploi. Les entreprises ne se développeront que si elles sentent un environnement favorable.

Le candidat devra dire clairement sa position sur la fiscalité car les Amiénois ne supporteront pas, une fois encore, les mensonges du candidat. Il faut annoncer cette politique fiscale et la mettre en œuvre, c’est à dire annoncer où se feront les économies.

            Le candidat devra prendre position sur les problèmes de transports, de sécurité, de logement, d’action sociale, et bien sûr, de l’organisation politique, d’une gestion de proximité avec le retour des adjoints de secteurs.

 

Conclusion : les personnes comme les alliances, pour indispensables qu’elles soient, ne sont rien sans la clarté d’un programme qui les engage, la force d’un dessein qui les fédère, la puissance d’une volonté d’agir qui les porte.

Alors, les citoyens sceptiques écouteront et s’engageront, alors les Amiénois dubitatifs et las des promesses se mobiliseront, alors la victoire aura un autre sens que l’adoubement d’un nouveau maire, elle représentera l’espoir d’une ville pour son avenir et la certitude que les efforts demandés à tous, et d’abord aux élus, sont le fondement d’un renouveau attendu.

Amiens, le 9/9/2013