Olivier Jardé pose une question écrite sur la répercussion de la hausse du prix des matières premières pour la filière porcine

Question publiée au JO le : 16/10/2007 page : 6218 M. Olivier Jardé souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la répercussion de la hausse du prix des matières premières pour la filière porcine. Le doublement en quelques mois du prix des matières premières alimentaires (blé, tourteau de soja, maïs, orge…) impacte si fortement les coûts de production des élevages porcins qu’il menace l’existence même de la filière française. Jamais l’écart entre le prix de vente et le prix de revient n’a été aussi fort. En 2006, avec un prix moyen de l’aliment à 158 euros la tonne, le coût de production d’un kilo de carcasse de porc était de 1,238 euro. Cet été, avec un prix moyen de l’aliment à 235 euros la tonne, il a bondi à 1,57 euro par kilo. Dans le même temps, le prix payé aux éleveurs est passé de 1,393 euro à 1,24 euro par kilo, ce qui représente une perte de 20 euros par cochon produit. La lutte contre l’inflation ne doit pas se faire au détriment des éleveurs et des très nombreuses entreprises du secteur. Aujourd’hui, la France produit un peu plus que sa consommation. Il est stratégique de garder notre autosuffisance afin de préserver sur le territoire national non seulement notre capacité de production, notre savoir-faire mais aussi notre secteur abattage découpe, notre industrie de transformation et les dizaines de milliers d’emplois qui y sont liés. Aussi il souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement en la matière.

Réponse à la question d’Olivier Jardé sur la réforme des études universitaires d’orthophonie

Question publiée au JO le : 21/08/2007 page : 5314
Réponse publiée au JO le : 09/10/2007 page : 6165
M. Olivier Jardé souhaite attirer l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la réforme des études universitaires d’orthophonie. Depuis sa création, en 1964, l’orthophonie est une profession dont le diplôme a toujours été universitaire, délivré par son ministère et cosigné par le ministère de la santé. Depuis 1986, les quinze centres de formation forment leurs étudiants en quatre ans pour un volume d’heures de formation correspondant à environ 260 ECTS, alors qu’un master professionnel correspond à 300 ECTS. Or il ne semble pas envisageable, sans que cela nuise à la qualité des soins, que le contenu de cette formation soit comprimé à un volume nécessaire à l’obtention d’une licence, soit 180 ECTS. Aussi souhaite-t-il savoir si le Gouvernement compte placer la formation en orthophonie au niveau d’un master professionnel.

Texte de la REPONSE :

Le processus d’intégration de formation des orthophonistes dans le schéma LMD a fait l’objet de l’attention des deux ministres concernés. Cette intégration suppose une rénovation de la formation et la redéfinition de l’exercice du métier. Á cette fin, le Gouvernement s’est engagé à saisir les inspections générales des finances (IGF), des affaires sociales (IGAS) et de l’administration de l’enseignement supérieur et de la recherche (IGAENR) pour dresser un état de toutes les incidences envisageables en termes d’offre de diplôme et de conditions d’exercice du métier sur la situation des instituts et écoles de formation. Une concertation sera engagée avec tous les acteurs concernés, notamment les professionnels, les étudiants, les enseignants, les universités, les directeurs des établissements et les collectivités territoriales. Parallèlement sera poursuivie la rénovation du contenu des formations de manière qu’elles assurent aux étudiants l’acquisition de connaissances théoriques et de gestes cliniques indispensables à une bonne pratique professionnelle pour le plein exercice du métier et la satisfaction des besoins des patients. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche oeuvrera de la manière la plus active avec le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports à la mise en place de cette politique de reconnaissance de la formation des orthophonistes et des diplômes la sanctionnant.

Réponse à la question d’Olivier Jardé sur l’avenir des emplois vie scolaire (EVS)

Question publiée au JO le : 03/07/2007 page : 4774
Réponse publiée au JO le : 09/10/2007 page : 6155
M. Olivier Jardé souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’avenir des emplois vie scolaire (EVS). Depuis leur création, il y a deux ans, ces emplois ont déjà permis le recrutement de 45 000 personnes, en rupture avec le monde du travail, et qui ont pour but d’aider les élèves handicapés, d’encadrer, de surveiller, d’accueillir les élèves, d’assister les directeurs d’école dans leurs charges administratives, d’aider à l’animation d’activités culturelles et artistiques… Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement compte pérenniser ces contrats eu égard à leur efficacité auprès des jeunes en difficulté.

Texte de la REPONSE :

Le ministère de l’éducation nationale a recruté, entre 2006 et 2007, 45 000 contrats aidés sous la forme de contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et de contrats d’avenir’ (CAV). Ces contrats répondent à un double objectif : satisfaire des besoins jusque-là non couverts dans les établissements scolaires, et constituer pour des personnes rencontrant des difficultés d’accès au marché du travail la première étape d’un parcours de retour à l’emploi. Ce double objectif a conduit le Premier ministre à autoriser le renouvellement, ou le remplacement, pour l’année scolaire 2007-2008, des bénéficiaires de CAE ou de CAV exerçant les fonctions d’accompagnement des élèves handicapés et l’assistance administrative des directeurs d’école ainsi que le renouvellement d’un contrat aidé sur deux lorsqu’ils sont employés à d’autres activités par les établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), tout en renforçant, en partenariat avec le ministère chargé de l’emploi et les agences locales pour l’emploi, le dispositif d’accompagnement des intéressés vers un retour à l’emploi (actions de validation des acquis de l’expérience, entretiens individuels de diagnostic).

Les amendements au Projet de loi de Financement de la sécurité sociale déposés par Olivier Jardé pour 2008

Vous trouverez ci-joints tous les amendements du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, déposés par Olivier Jardé et qui seront débattus en Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, dès le mardi 16 octobre, à partir de 16h30.

Télécharger le document

Olivier Jardé pose une question au gouvernement sur la démographie médicale

Suite à la grève des internes concernant la démographie médicale, j’ai interpellé Roselyne BACHELOT, Ministre de la Santé et de la Jeunesse et des Sports afin de connaître les mesures qu’elle comptait prendre à ce sujet.
M. Olivier Jardé – Je voudrais associer à ma question mes collègues Jean-Luc Préel et Claude Leteurtre. La santé est un bien très précieux pour nos concitoyens. Or, notre système de soins souffre de deux maux : une inégale répartition des médecins sur le territoire, mais aussi l’absence de permanence des soins. Ainsi, dans la Somme, quatre cantons sont dépourvus de médecins, ce qui contraint les patients à se rendre aux urgences, dont ce n’est pas la mission.
Refusant l’installation autoritaire, les internes sont aujourd’hui en grève. À titre personnel, il me semble bon de privilégier les incitations, car elles ont déjà produit des résultats positifs, qu’il s’agisse des bourses d’études, des aides à l’installation ou des maisons médicales, dont le succès est réel. Pourquoi ne pas aller jusqu’à moduler les honoraires, dans un sens ou dans l’autre ?
Ma question est simple, Madame la ministre de la santé : que comptez-vous entreprendre contre l’inégale répartition des médecins sur notre territoire ?

Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports – Comme je l’ai indiqué hier après-midi, la démographie médicale fait problème. Vous avez très justement souligné les difficultés qui affectent la Somme ; elles frappent tout autant les zones urbaines que rurales. Face à cela, il faut comprendre et agir.
Il faut comprendre le désarroi des jeunes internes, qui pâtissent des mutations profondes de l’exercice médical. Ceux qui terminent aujourd’hui leurs études appartiennent à une génération où le « numerus clausus » était particulièrement bas : moins de 4 000 étudiants admis à la fin de la première année, contre 7 100 aujourd’hui. Ils ont également le désir légitime de concilier vie professionnelle et vie personnelle, d’autant que la population concernée s’est largement féminisée.
Face à cela, il faut réaffirmer certains principes : nous sommes attachés à la liberté d’installation et il n’est pas question de la remettre en cause. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale sera l’occasion d’ouvrir une négociation conventionnelle, à laquelle je souhaite associer les jeunes médecins, jeunes internes et chefs de clinique, car nous avons trop longtemps décidé de leur avenir sans les consulter.
Enfin, et j’en prends l’engagement devant vous, aucune mesure coercitive ne sera prise.