Extrait du compte-rendu provisoire – Deuxième séance du mercredi 15 octobre 2008 sur le projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement

La parole est à M. Olivier Jardé.

La ligne TGV Paris-Lille a maintenant quinze ans. La croissance du trafic de 4 % par an témoigne de son réel succès et oblige parfois à supprimer les arrêts à Arras pour pouvoir faire circuler les rames en nombre suffisant.

La saturation de cette ligne étant prévisible à moyen terme, il faut l’anticiper. Une solution existe : la création d’une nouvelle ligne, comme celle qui vient d’être évoquée entre Paris et Clermont-Ferrand pour doubler le Paris-Lyon. Il s’agirait en l’occurrence de la ligne Paris-Amiens-Londres via la Côte Picarde, qui permettrait non seulement de désengorger la ligne du nord mais également de gagner vingt minutes sur le trajet Paris-Londres. Cette nouvelle ligne contribuerait également au développement économique et à la création d’emplois dans la région, tout en préservant le cadre de vie selon des critères conformes au développement durable.

L’ensemble des élus de la Somme, Alain Gest, Jérôme Bignon, Gilbert Mathon et Maxime Gremetz, ainsi que les élus du Pas-de-Calais avec Daniel Fasquelle, ont déposé un amendement pour inscrire cette ligne sur le programme supplémentaire des 2 500 kilomètres dans une perspective à long terme.

Nous avons également déposé un amendement visant à la création d’un barreau entre Creil et Roissy, qui ne sont séparés que par sept kilomètres. Cela permettrait une interconnexion avec l’aéroport international et le réseau TGV.

Enfin, la ligne Paris-Amiens-Boulogne n’est électrifiée que jusqu’à Amiens, ce qui oblige à un changement de locomotive, lequel nécessite un arrêt de douze minutes. Douze minutes ne sont certes pas grand-chose, mais il existe un projet d’électrification de la ligne, quarante kilomètres au nord d’Amiens, qui obligerait à un deuxième changement de locomotive sur le trajet, soit vingt-quatre minutes d’arrêt au total, pour le coup rédhibitoires. Nous avons donc déposé un autre amendement demandant une électrification globale de la ligne.

L’ensemble de ces propositions s’inscrit parfaitement dans le Grenelle de l’environnement. C’est pour cette raison que nous sommes persuadés que nous aurons l’accord de tous sur ce projet.

Communiqué de presse : Olivier Jardé interpelle Rachida Dati sur les femmes enceintes de plus de 40 ans

Lors de l’audition de la Garde des Sceaux dans le cadre de la mission d’évaluation de la fin de vie, Olivier JARDÉ, Député de la Somme, n’a pas manqué de l’interpeler sur les risques encourus lors des grossesses tardives.
En effet, les progrès médicaux permettent aux grands prématurés de vivre mais parfois au prix de graves séquelles neurologiques et fonctionnelles posant le problème de l’exception d’euthanasie.
Rachida DATI a alors répondu avec émotion et franchise sur le caractère universel de la loi et la difficulté de dresser une liste d’exception à celle-ci.
Ils sont tous deux convenus de l’existence d’une souffrance intense y compris chez le nouveau né et de la nécessité de sédater.
La mission d’évaluation devrait adopter cette recommandation dans son rapport final.

Communiqué de presse du FANAL – la crise financière

Le FANAL se réjouit que le soutien financier des banques, assuré par l’argent public, soit conditionné au changement des équipes dirigeantes fautives.

Le FANAL considère que la réponse à cette crise financière est naturellement européenne et souhaite que la Commission européenne ouvre un chantier sur ces difficultés.
En effet, une remise à plat des textes européens en vigueur est nécessaire, notamment dans le domaine de l’encadrement des crédits bancaires.
De même, le FANAL soutient la démarche des dirigeants des Etats membres de l’Eurogroupe qui demandent à la BCE de baisser ses taux directeurs.

Au niveau national, les membres du FANAL félicitent et soutiennent le Président de la République dans ses démarches entreprises en vue de protéger les petites retraites et les PME, les plus exposées à la crise, par des mesures sociales adaptées.

Le FANAL considère qu’une meilleure gouvernance financière passera nécessairement par une amélioration du fonctionnement des agences de notation et une révision de la classification des produits financiers proposés aux investisseurs, en incorporant le risque de liquidité comme critère.
À moyen terme, la régulation de l’industrie des hedge-funds et la création un système européen de superviseurs bancaires calqué sur le système européen des banques centrales, comme le suggère Michel Pebereau seront indispensables pour une sortie de crise.