Je vote Sarkozy

Sans état d’âme, je voterai après-demain pour Nicolas Sarkozy. Trois raisons me conduisent à ce choix qui ne doit rien au conformisme, ni à la lassitude mais tout à la nécessité de voir la France reprendre son rang, à la connaissance intime des dossiers à traiter, à la mesure des efforts à faire, à l’indicible pression des autres acteurs du monde, et aussi, à l’inadéquation, des politiques préconisées par François Hollande, à la réalité économique et sociale actuelle.

Plus que centriste, je suis un modéré. J’écoute plus facilement que je ne déclame et je préfère le dialogue au verbe autoritaire. Les problèmes de la société me semblent trop complexes pour me satisfaire de solutions simplistes, je suis mal à l’aise avec les déclarations péremptoires qui vexent et humilient, puis débouchent sur des propositions faibles ou inopérantes. Marqué par les études médicales, je ne sais pas, comme beaucoup de politiques, parler fort de ce que je ne connais pas car dans mon métier l’ignorance se paie au prix cash et l’erreur vaut faute.

Ainsi fait, j’aurais pu, comme d’autres, trouver mille travers à Nicolas Sarkozy, si différent de moi et, à ne rien cacher, je n’ai pas toujours approuvé ses excès de langage, ses confidences désagréables que la presse diffusait, ses emportements ou ses comportements, si éloignés des miens.

Mais pourquoi le nier, j’ai été subjugué par son courage, parfois son audace, son intelligence des problèmes, sa capacité à convaincre et à traiter des problèmes essentiels qui avaient fait reculer tous les gouvernements précédents.

Au plan international, il est facile aujourd’hui, d’oublier comment il a sauvé la Géorgie de l’invasion russe que tous acceptaient, rétabli en Côte d’Ivoire le Président légitimement élu, sauvé des milliers de vie en Lybie. Facile aussi d’oublier sa création du G20, la lutte (encore inaboutie) contre les paradis fiscaux, l’Union pour la Méditerranée acceptée par tous les états concernés qui, pour la première fois, voyaient siéger côte à côte Israël et les pays Arabes.

En Europe, peut-on oublier son action déterminante avec Gordon Brown pour sauver les Banques, avec Angéla Merckel pour créer « le Gouvernement économique de l’Europe », pour sauver la Grèce et sauver l’euro.

En France, la liste est trop longue des réformes mises en œuvre, même si, c’est évident, certaines doivent être complétées. En vrac, la fin programmée des régimes spéciaux, la réforme des Universités, la réforme de la carte judiciaire, la réforme des retraites, la réforme des collectivités territoriales pour aller vers une réduction que tout le monde dénonce mais que personne ne touche, la réforme des politiques publiques avec la réduction des postes de fonctionnaires.

En matière économique, la fin de la taxe professionnelle que François Mitterrand qualifiait d’absurde mais ne réformait pas, le crédit recherche, la création d’une banque publique pour l’investissement des PME (OSEO), le grand emprunt pour la relance de l’investissement.

En matière sociale, c’est la mise en place du RSA, et le maintien, en pleine crise, de tous les minimas sociaux, voire leur augmentation comme pour l’Allocation d’Adulte Handicapé qui a été augmentée de 20% en 5 ans, et enfin, les retraites.

En matière d’exemplarité, il a fait voter son salaire par les deux chambres là où les Présidents vivaient sur les fonds secrets. Il a soumis le budget de l’Elysée à la cour des comptes dont il a nommé comme Président un député socialiste (une première). De même, il a fait élire un député socialiste à la tête de la puissante commission des finances de l’Assemblée Nationale. Il a réformé la constitution pour limiter à deux les mandats  Présidentiels, pour renforcer les droits du Parlement, ou encore, pour permettre à chaque citoyen de contester la constitutionnalité d’une loi devant le Conseil Constitutionnel.

A côté d’un tel bilan, les écarts de langage ou de comportements, les excès ici et les insuffisances là, qui marquent toute action humaine, comptent peu et encore moins si l’on compare…La politique, que nous propose François Hollande, est du même tonneau que celle proposée naguère par François Mitterrand ou Lionel Jospin au niveau national, Gewerc à la Région, Manable au Conseil général, Demailly à la ville.Souvenez-vous :En 1981, la gauche arrive au pouvoir. En deux ans, trois dévaluations, la retraite à 60 ans pas financée, non plus que le passage aux 39 heures avec le même salaire…En 1995, Lionel Jospin arrive à Matignon. Il régularise les sans-papiers et fait voter les 35 H, sans rien prévoir pour les fonctionnaires d’Etat ou des collectivités locales, ni pour la fonction publique hospitalière. Les Français ne lui permettent pas d’être au second tour de la Présidentielle en 2002.

En 2004, Claude Gewerc, socialiste, succède à Charles Baur. Augmentation massive des impôts (la Picardie devient la région la plus imposée de France), endettement maximum (dégradation de la note par l’agence de notation financière). Qu’a t-il fait de nos impôts ? Nous sommes toujours parmi les régions les plus sinistrées pour le chômage, pour les résultats scolaires, pour le niveau de formation. La Région, seule en France, n’a rien fait pour développer les réseaux haut débit en milieu rural. Elle n’a plus financé aucun grand équipement dans la capitale régionale, elle abandonne le sport, la culture, les grandes Ecoles.. Les trains fonctionnent de plus en plus mal, mais s’arrêtent à Clermont de l’Oise, son fief électoral ! Nous avons plus de fonctionnaires, de véhicules de fonction et de cigares !

En 2008, Christian  Manable prend la présidence du Conseil général. Chaque année, une louche d’impôts supplémentaires. En 2012, 8% ! Avez-vous vu un changement dans votre vie grâce à ces prélèvements ? Mais nous avons plus de fonctionnaires, plus de clientèles et plus du tout de crédits pour Amiens, pour les Grandes Ecoles, pour les grands projets, pour l’avenir !

En 2008 toujours, Gilles Demailly succède à Gilles de Robien. Il a, pendant la campagne électorale, affiché partout  » je n’augmenterai pas les impôts »…

Bien sûr, il augmente les impôts mais la ville devient sale, les bus ne fonctionnent plus, il licencie et met au placard tous ceux qui étaient soupçonnés de complaisance avec l’ancienne équipe.

Ma conviction est que François Hollande, coincé entre Mélenchon et Duflot, sera poussé aux mêmes travers : promesses, impôts, clientèles, déceptions, manifestations, rejet. Un sociologue pourrait y trouver de l’intérêt, le responsable politique que je suis en a peur car la France est de moins en moins apte à supporter de telles politiques et risque d’avoir du mal à s’en remettre comme elle ne s’est pas remise de la retraite à 60 ans ou des 35 heures non financées.

Alors, OUI, je vote SARKOZY…

Une réflexion au sujet de « Je vote Sarkozy »

  1. oui pour sarkozy assez de cas sociaux et d’etrangers on travaille pourquoi ????1200 euros c’est bons un cas soc a plus que moi alors NON NON pas hollande parce que les cas soc vont lui dire merci allez nicolas reste en place et defends nous

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