Le FN et nous…

Sur la question régulièrement posée à ma famille politique, concernant un rapprochement avec le Front National,  je souhaite apporter quelques éclaircissements…

Convenons d’abord que la réponse à une telle question ne peut se faire qu’en dehors des périodes électorales. Sans quoi elle passerait pour une « combine électorale de plus » dont je ne suis pas certain que même le résultat électoral soit probant.

Pour ma part en tout cas je m’y refuse catégoriquement.

Vous citez le cas de la gauche qui, sans états d’âmes, prend les voix de l’extrême gauche.

C’est vrai et c’est regrettable. Je ne ferai pas de même car je pense que l’essentiel est de gagner sur les convictions et les valeurs qui m’animent pour appliquer des projets d’avenir. Je condamne ce que fait la gauche et je ne ferai pas comme elle.

Tout  rapprochement avec le Front National supposerait régler deux problèmes essentiels qui constituent nos divergences.

La première, idéologique, oppose ceux qui comme moi, pensent que, de tâtonnements en tâtonnements, l’humanité à progressé vers un plus grand respect de l’individu, de l’état de droit, du respect des personnes et ceux, que l’Histoire a toujours placé à l’extrême droite, qui se méfient de l’Homme et pensent qu’il faut d’abord le contraindre pour en faire un animal social. Ces philosophies ont souvent basculé dans l’élimination physique de « l’autre ».

Tant que le Front National ne rejettera pas formellement ces déviations, la droite républicaine ne pourra avoir d’accord avec lui.

La seconde est plus programmatique. Marine le Pen souhaite la sortie de l’Euro, le retour aux frontières et au protectionnisme, la recentralisation.

La droite républicaine souhaite plus d’Europe, plus de décentralisation, plus de convergences fiscales et sociales. Nos programmes sont incompatibles.

Restent les problèmes de sécurité et d’immigration qui ne sont pas rien dans un contexte ou chaque peuple, légitimement, cherche à préserver, voire retrouver ses valeurs et son identité. Je lisais récemment une interview du Président Tunisien Marzouki parue dans le Figaro. Lui peut dire « Notre société veut la modernité et, en même temps elle souhaite préserver et défendre une identité arabo-musulmane. Personne n’est prêt à sacrifier l’une ou l’autre ».

Qui en France pourrait dire que notre pays ne  souhaite pas se fermer aux autres mais « souhaite préserver et défendre son identité » ?

Sur ce thème de l’identité, la droite peut se retrouver face à une gauche qui, avec le droit de vote aux étrangers, verse du côté des communautarismes que nous refusons.

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