Edito – Les candidatures aux élections municipales

All Blacks OJEn politique, le plus simple est souvent le plus difficile à faire comprendre !
Là où d’autres se précipitent pour annoncer à la presse leur candidature à la candidature, je répète inlassablement que j’attends l’organisation des procédures nationales d’investiture.
Ceux qui m’apprécient y voient de la subtilité, ceux qui m’aiment moins de l’hypocrisie et tous une simple tactique politicienne !
Pourtant, chacun a bien compris que ces élections seront un test politique clé pour les partis de droite, tous en profondes mutations.
Chacun a bien compris que la nouvelle UDI cherchera à mesurer son poids, que l’UMP mobilisera toutes ses forces et que les deux craindront que leur affrontement ne profite à un Front National en quête d’implantations locales.
Chacun a bien compris que trois élections capitales vont se faire à quelques mois d’intervalle. Municipales, européennes, sénatoriales vont se succéder dans la même année, obligeant les partis à pourvoir en candidats toutes ces échéances, dans un contexte de non cumul des mandats.
Chacun a pu mesurer aux dernières élections législatives comment le parti socialiste a imposé à ses troupes locales une candidate verte et combien ce parti a imposé et fait élire, contre les décisions locales, Barbara Pompili.
Voilà les faits, ils sont connus et incontournables.

À  l’UDI, chaque formation composant la fédération (Nouveau Centre, Parti Radical, Fédération Européenne Démocrate) a, pour l’instant, sa propre commission d’investiture. L’UDI a, statutairement, une commission nationale d’investiture qui proposera au Bureau politique les arbitrages finaux.

Il n’est pas pensable que les adhérents locaux ne soient pas consultés.
Parfois un sondage départagera les cas litigieux, parfois, dans les très grandes villes, une primaire citoyenne sera organisée, le plus souvent, chaque parti choisira son candidat pour chaque scrutin et confrontera ses choix à celui du partenaire UMP ou UDI.

Sans doute qu’entre deux candidats UMP, celui qui serait préféré par l’UDI, aura le plus de chance d’être investi par son parti et réciproquement pour l’UDI.

C’est donc une mécanique complexe qui se met en œuvre. Les candidatures à la candidature devant ses amis ou devant la presse ressemblent un peu au « HAKA » de l’équipe de rugby des All Blacks.

Habitué aux échéances électorales et bénéficiant d’une notoriété évidente, je pense pouvoir me dispenser de ce rite et attendre que le parti dont je suis le Président départemental, le Nouveau Centre, précise les modalités de présentation des candidatures dans le cadre de l’UDI et en partenariat avec l’UMP ! A ce moment là, et seulement si cela est utile, alors, je présenterai ma candidature.

Il n’y a donc dans mon choix ni habileté ni tactique mais simplement la sérénité des vieilles troupes qui ont appris depuis longtemps les fables de La Fontaine : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » ou encore  » patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

L’important aujourd’hui n’est point de s’annoncer candidat mais bien de travailler ensemble à un projet rassembleur : c’est le rôle de notre Club Imagine Amiens au sein duquel je propose que tous nos travaux soient remis et échangés afin d’aboutir à un programme municipal que le candidat choisi après la procédure énoncée plus haut, portera devant les électeurs avec des colistiers unis et mobilisés.

3 réflexions sur « Edito – Les candidatures aux élections municipales »

  1. Bonjour Monsieur JARDE,
    Tout à fait d’accord avec vous par rapport à votre analyse.
    Toutefois, je tiens à souligner que vous êtes le seul à répondre aux mails (vos amis de l’UMP Mr GEST et Mme FOURE s’en abstienne). Or, derrière un mail pour quelque problème que ce soit (ramassage des ordures ménagères ou autre…) il y a un électeur.
    Depuis 26 ans que je réside rue LATOUR aucun des élus n’a fait quoi que se soit pour rénover trottoirs et route. Rien n’a été fait pour améliorer l’accessibilité de la rue aux camions de ramassage des déchets ou de livraison – tant côté intersection rue COZETTE – rue LATOUR ou l’entrée par la rue GAULTIER DE RUMILLY. A croire que les responsabes d’Amiens Métropole et de la Mairie sont incapables de se mettre autour d’une table pour résoudre les problèmes dus aux incivilités par rapport au stationnement sur les passages cloutés et dans les virages (y compris par le passage régulier de la police municipale).
    Depuis 26 ans je n’ai jamais vu un élu faire du porte à porte.
    Alors est ce que vous ou la prochaine tête de liste UMP-UDI …. allez donner du renouveau dans cette rue ? et allez vous solutionner ces problèmes ?
    Je vous remercie de votre attention et je compte sur vous pour relayer tout cela auprès de vos amis et des services adéquats.
    Cordialement
    C. DEVAUX

    • Bonjour cher Monsieur,
      sachez que je comprends votre mécontentement et ce n’est pas le nombre de kilomètres arpentés dans les rues d’Amiens lors de ma dernière campagne qui m’ont démontré le contraire !
      Il faut aussi que la démocratie de proximité fonctionne, vous avez pour cela des comités de quartier à disposition qui peuvent certainement vous aider pour faire le relais entre vous et les pouvoirs compétents.
      De plus, je déplore que les adjoints de secteur ne soient plus de mise en mairie, car cette proximité est nécessaire à la bonne marche des relations entre habitants et élus.
      Restant à votre disposition,
      Bien à vous,
      Olivier Jardé

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