Les volte-faces de nos élus socialistes, unis et solidaires ! 4°

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Et nos enfants dans tout ça ?

Contexte. Le constat est dur. Les résultats des écoliers français se dégradent dans tous les classements internationaux. Depuis longtemps, certains savent qu’il est nécessaire d’avoir une approche globale du temps de l’enfant.

En effet, l’extrême concentration du temps d’enseignement est préjudiciable aux apprentissages. Elle est à la fois source de fatigue et de difficultés scolaires. Un  constat unanimement partagé par des scientifiques spécialistes des rythmes de l’enfant, mais également de nombreux enseignants et parents d’élèves.

Précurseurs à Amiens ?

Souvenez-vous, à Amiens, dans les années 2000, l’équipe municipale de Gilles de Robien, avait déjà imaginé un aménagement des rythmes scolaires (ARS) et en avait fait l’une des priorités de sa politique d’éducation, bien avant la nouvelle réforme de Vincent Peillon ! Ces nouveaux rythmes dans les écoles amiénoises n’ont pas vraiment eu le temps de se généraliser. Déjà dès 2006, le ministre de l’Education nationale de l’époque, Gilles de Robien, se rendait dans une école d’Amiens métropole où les rythmes étaient aménagés en faveur d’élèves qui faisaient leur rentrée anticipée d’une semaine les 28 et 29 août. Visionnaire donc le ministre de l’époque !!!

Amiens aujourd’hui.

Malheureusement, Gilles Demailly l’est beaucoup moins… Et nos enfants qui, pendant plusieurs années ont pu bénéficier d’activités de loisirs, sportives et culturelles, dans le cadre de l’aménagement des rythmes scolaires n’y ont plus accès !!!  Par  idéologie et sectarisme, on a supprimé cette chance de découvrir et de s’éveiller au monde.

Aujourd’hui, Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, l’a promis, nous allons y revenir… Tiens ? L’on n’entend plus nos élus socialistes amiénois, unis et si solidaires ! Comme quoi, c’est l’idéologie qui l’emporte et pas l’intérêt de nos enfants, car ce sont bien d’eux, de leur bien-être, de leur réussite et  de leur avenir dont il s’agit. Nos enfants sont au cœur de cette réforme imposée dans la hâte et sur fond de combats politiciens et budgétaires. Une belle idée, certes pas très nouvelle, mais qui avait besoin de temps et de concertation avec les maires, de tous bords politiques, excédés par tant d’urgence et asphyxiés par manque de financements. Une belle pagaille synonyme de confusion et de non-adhésion. La preuve en est : où en est la réflexion de Gilles Demailly, maire PS d’une grande ville de plus de 100 000 habitants sur la mise en place de ce concept estampillé par le gouvernement Hollande ?

Les contradictions du maire d’Amiens.

Il prend son temps, il a en effet jusqu’au 31 mars pour répondre sur une rentrée en 2013 ou en 2014… En 2013, l’état peut participer financièrement. En 2014, il sera trop tard ! Pas bien vu du haut de la tour de Matignon… ! Mauvais élève, Monsieur Demailly…

Vous trouvez ça trop cher mais préférez manifestement engager les finances publiques et nos impôts sur un tramway plutôt que d’investir sur l’avenir et la réussite des jeunes Amiénois. Un choix pour le moins arbitraire ! Dommage…

Je laisse le soin aux Amiénoises et aux Amiénois d’en juger par eux-mêmes…

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