EDITO – Hollande commence à comprendre… Demailly, Gewerc et Manable, pas encore !

Cette semaine, se clôturaient les « Assises de l’entrepreneuriat ». François Hollande y découvrait enfin, hollande entrepeunariatcette évidence qu’il faut alléger les charges qui pèsent sur l’entreprise si l’on veut créer des emplois.

Depuis son arrivée à la présidence, il avait mis en œuvre ses propositions de campagne et, comme Gewerc à la région, Manable au département et Demailly à Amiens, a assommé de charges, d’impôts et de taxes les entreprises comme les ménages.

Comme à la région, au département ou à Amiens ces politiques fiscales anti-entreprises (les patrons peuvent payer !) n’ont eu qu’un résultat : affaiblir l’attractivité du territoire, la compétitivité de l’entreprise et l’augmentation du chômage où nous battons des records !

Pourtant, c’est facile à comprendre !

1. La logique d’entreprise

  • Une entreprise embauche pour produire
  • Elle ne produit que ce qu’elle pense pouvoir vendre. Ce qu’elle vend est sa ressource
  • Elle ne vend que si, à qualité égale, elle n’est pas plus chère que ses concurrents

2. Qui supporte les hausses de charges

  • Face à une hausse de charges, l’entreprise examine d’abord si elle peut la répercuter sur son prix de vente en faisant payer le consommateur.
  • Si la concurrence lui bloque cette possibilité, elle va rechercher des gains de pro-ductivité, c’est-à-dire moins d’emploi. C’est le salarié chômeur qui paie les taxes !
  • Si elle n’a plus de marge de productivité elle va, pour payer cette nouvelle facture, limiter ses investissements pour se moderniser : elle ampute son avenir pour payer le présent.
  • Si rien de tout cela n’est possible, elle va comprimer ses marges, c’est-à-dire, bloquer les hausses de salaires, les investissements  et la rémunération de ses actionnaires qui la quittent bientôt, conduisant à la faillite.

3. Qui sont les actionnaires ?

  • Les plus gros actionnaires aujourd’hui sont les fonds de pension, c’est-à-dire les organismes de retraite qui cherchent à faire fructifier nos futures retraites. Le problème est que plus ils veulent de rémunération de leurs placements pour notre retraite, plus ils bloquent notre rémunération comme salarié ! Salariés et retraités sont en conflit pour l’affectation de la marge de l’entreprise : ce que le salarié prend ne va plus à l’actionnaire fond de pension !
  • L’immense majorité des entreprises fonctionnent avec leur banque n’ayant qu’un actionnariat familial ou personnel. Dès que les ventes stagnent, les pertes s’annoncent et la banque cesse d’assurer la trésorerie. La hausse des charges c’est la mort !

Le comble est que les mêmes qui ont mis en place ces folles impositions, mettent en place des aides  pour tenter d’éviter la fermeture de l’entreprise !

Gribouille ne ferait pas mieux !

 

C’est pourquoi mon projet (voir rubrique ma méthode mon projet) annonce clairement une baisse de la fiscalité et d’abord du lourd[1] versement transport qui pèse directement sur les salaires donc sur l’embauche. Il suffit de reporter le projet tramway comme il faut revoir aussi tous les investissements non créateurs d’emplois ou de ressources au seul profit de l’école, du logement, de l’entretien gage d’attractivité, et de l’emploi.

Une fois l’emploi revenu, les ressources suivront et les politiques de redistribution aussi bien évidemment.

Je montrerai dans un prochain article comment la fiscalité pour la redistribution ou la relance est également défavorable aux ménages et à la vie économique locale et nationale.



[1]  Dans le pacte de compétitivité, Hollande annonce une aide de 4% des salaires versés par l’entreprise pour compenser le poids exorbitant des charges sociales. Le Versement Transport (VT) à Amiens sera porté à 2% par Demailly, soit la moitié de l’aide Hollande qui ne sera versée que s’il y a investissement alors que le VT est payé quoi qu’il arrive.

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