EDITO – GOOD YEAR, le drame…

good year amiens 2Ma pensée va d’abord à ces hommes, à ces femmes, à ces familles dont le futur s’obscurcit, dont les craintes s’aiguisent, que la colère puis la tristesse submergent jusqu’à l’épuisement.

Le temps n’est pas de chercher les erreurs ou les fautes mais, pour moi, la responsabilité de ce qu’il faut bien appeler un échec, doit être imputée, d’abord, à cette pratique française de la recherche du rapport de force plus que de solutions concertées et négociées, où chacun essaie de comprendre le point de vue de l’autre plus que de le faire plier à sa revendication ou à sa décision.

La collectivité, (Etat,Région, Département ou Mairie), ne peut guère agir en ces problèmes et les rodomontades d’Hollande et Montebourg n’ont fait qu’aggraver les problèmes en montrant aux chefs d’entreprises qu’ils étaient des adversaires, qu’il fallait faire capituler plus que des partenaires avec qui il convenait de négocier.

Voilà le reproche premier que je ferais à l’équipe Demailly. En soutenant ce qu’elle croyait être son camp électoral elle perdait toute crédibilité pour influencer la décision des investisseurs. Ce faisant, non seulement elle devenait inutile dans la négociation, mais elle adressait à tous les investisseurs potentiels un redoutable signal de parti pris et de défiance vis-à-vis de notre ville. Là est pourtant la vraie solution pour ces emplois perdus : en créer d’autres et trouver de nouveaux investisseurs pour notre ville !

Mais une telle politique, si indispensable, suppose de renforcer l’attractivité de la ville par des investissements structurants comme un réseau à très haut débit et des entreprises qui l’utilisent comme les Centres d’appels hier décriés, aujourd’hui abandonnés.

Une telle politique attractive pour les entreprises passe par une modération fiscale et non par un versement transport qui coûtera à nos entreprises 40 Millions d’euros pour financer une partie du très coûteux tramway qui n’apportera aucune attractivité aux entreprises puisqu’il ne desservirait aucune zone d’activité.

Il faudrait enfin passer un contrat avec l’Etat pour une politique dynamique du bassin parisien afin qu’il n’explose pas sous la double poussée du Grand Paris et du Grand Lille. Ces politiques ont été conduites pour la Lorraine, le Nord, la Bretagne ou le Massif Central, pourquoi pas chez nous ?

Le drame actuel doit nous mobiliser, non contre les investisseurs, encore moins contre les salariés et leurs syndicats, mais pour ensemble imaginer les politiques qui favoriseront l’emploi plus que l’assistanat, les emplois privés plus que les emplois publics, les investissements plus que les dépenses de fonctionnement, les zones d’activités plus que le tramway, la formation plus que les gadgets soi-disant écologiques.

C’est à cette tâche que je m’attelle pour proposer demain aux Amiénois de nouveaux chemins d’espoirs, récompense des efforts à consentir.

4 réflexions sur « EDITO – GOOD YEAR, le drame… »

  1. Oui c’est un drame qui se prépare, et je trouve scandaleux que vous l’utilisiez pour vous pousser du col et commencer la campagne municipale, vous en bavez d’envie d’occuper le siège de maire d’Amiens ?
    Je vous rappelle que le drame Good Year a commencé il y a 6 ans, qui était aux commandes au gouvernement à cette époque ? vos amis… ! qui était député pendant tout ce temps ? vous…! Alors faites-vous petit, allez vous cacher, et si vous intervenez que ce soit dans un sens positif pour aider à résoudre ce honteux comportement des dirigeants de cette entreprise, et non pour assouvir votre vengeance.

    • Cher Monsieur
      Je n’utilise rien, je constate des faits.
      J’affirme comme beaucoup d’Amiénois que les problèmes économiques et sociaux sont beaucoup plus importants en ce moment que les idéologies écologistes ou les fausses promesses sur le tramway et que la municipalité devrait s’en préoccuper davantage.

      Vous aurez remarqué que plusieurs syndicats et le gouvernement de gauche lui-même semblent imputer aux comportements extrêmistes de quelques leaders de la CGT le drame dans lequel se trouve les salariés de Goodyear et leur famille.

      Vous avez vous même noté que ces problèmes d’entreprises ne sont faciles à régler ni pour la droite ni pour la gauche et c’est pourquoi j’approuvais l’initiative de la municipalité précédente d’avoir cherché à diversifier les emplois de la Métropole en créant les Centres d’appels et le pôle logistique.
      Vous ne vous trompez pas en indiquant que je ferai tout mon possible pour qu’une municipalité plus dynamique remplace celle-ci en 2014.
      Amiens pourrait ne pas survivre à un mandat passéiste comme celui que nous vivons actuellement. L’image d’Amiens ne peut se réduire aux violences urbaines et la grève dure dans ses usines. Les Amiénois ont soif d’autre chose afin de rester fiers de leur ville.
      Pour garder la sérénité qui convient a ces dialogues, épargnons-nous les insultes et les procès d’intention car, même en désaccord, nous sommes tous pour une solution chez Goodyear et plus de réussite pour notre ville !
      Avec mes salutations
      Olivier Jardé

  2. Hollande et les représentants de la CGT chez Good Year
    2011 le temps des sourires, 2013 le temps des pleurs !!!!!
    Entre temps 2012: vous avez voté pour lui ……..Hé oui
    Moralité : ne pas croire aux belles paroles des MENTEURS

  3. J’ai travaillé avec TITAN et les américains du monde industriel. Les interviews de certains syndicalistes de chez Goodyear à la télé et des batailles passées sont une belle image de la galère dans laquelle ils risquent de se mettre. A leur place, je sais ce qu’il faut faire : fuir.
    C’est plusque triste pour les gens honnêtes qui travaillent dans cette entreprise, pris en otage par ces gens qui n’ont pas de cervelle.
    Il faudrai un jour que certains syndicalistes comprennent que une des images qu’il faut combattre quant on travaille avec des américains, est que la France n’est pas toujours le pays des grèves (croyez en mon expérience).

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