Quel candidat à Gauche pour Amiens ?

mairie d'Amiens OJIl ne se passe pas de jour sans que l’on ne m’interroge pour savoir qui sera le candidat de la droite et du centre à la prochaine élection municipale de 2014.

Pour moi, c’est clair !

Les uns, qui auraient protesté contre un choix imposé du type Delanoë à Paris, s’interrogent tout autant sur une pluralité de candidatures. D’autres, au lieu de s’engager dans le choix, d’écouter et d’interroger sur les analyses, sur les programmes ou les stratégies, se retirent sur l’Aventin en attendant que les jeux soient faits pour se déterminer, quitte, ensuite, à regretter que le candidat investi ne soit pas celui de leur choix.

Depuis un an, je ne cesse de répéter qu’une élection suit des procédures. Ces procédures, quelles qu’elles soient, sont décidées au niveau national par les organes officiels des partis.

J’ai attendu celle définie par le Nouveau Centre : un sondage, ici comme ailleurs, donnera un premier éclairage des rapports de forces. Ensuite, des accords (ou non), seront passés avec les autres formations politiques de la Droite et du Centre. Enfin, les investitures nationales seront données après que des commissions d’investitures se prononcent.

Nous sommes dans la phase des candidatures déclarées au Nouveau Centre pour participer au sondage. Chacun d’entre nous propose ses analyses et son projet. Ensuite, un accord sera passé avec les autres formations politiques et, enfin, un ou des candidats seront désignés.

Les primaires ne changeraient rien à cette logique. Elles remplaceraient un sondage sur TOUTE la population par une consultation de partisans mal définis dans des conditions de vote parfois aléatoires, pour un résultat souvent contesté comme on l’a vu à l’UMP.

Et à Gauche ?

De manière surprenante, alors que chaque semaine la presse rend compte de la « multiplicité des candidatures à droite », rien n’est dit sur la Gauche !

Pourtant, Gilles Demailly lui-même, peu sûr de son bilan et de son charisme, annonce qu’il souhaite des primaires, c’est-à-dire, faire mettre en cause son action par son propre camp : original mais dangereux pour lui ! S’il y est contraint, c’est que la confiance ne règne pas dans la maison socialiste.

Les Verts, ont déjà explosé avec Emilie Therouin et Jean-François Vasseur qui a déclaré au Courrier Picard « si c’est pour faire un tramway et on reprend les mêmes, on recommence, ce n’est pas la peine ! »

Les communistes sont divisés entre ceux qui se trouvent bien sous l’aile de Demailly et ceux, avec Cédric Maisse, qui veulent s’en libérer.

Non seulement la Gauche est divisée mais, à part le tramway, elle n’a ni projet ni même un bilan !

Que ceux qui feignent de craindre une opposition divisée se rassurent : les procédures en place montrent déjà que les différents projets se complètent plus qu’ils ne s’opposent et le choix du candidat ne fera pas naître des oppositions irréconciliables. Pour ma part, j’ai déjà indiqué que je me mettrai à la disposition de celui ou celle qui sera investi et qu’après l’avoir soutenu pour l’élection, je ne négocierai pour moi, ni poste, ni fonction, pour le laisser libre de faire une liste conforme à son projet.

J’attends, évidemment, que l’on agisse de même à mon endroit. C’est le seul moyen de créer une équipe unie, efficace et performante dont Amiens a besoin.

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