Ma méthode & mon projet pour Amiens en 2014

Olivier Jardé, Président du Nouveau Centre de la Somme

Ma Méthode

  • Je suis chirurgien !

Les harangues qui font vibrer les foules, applaudir les militants et enflammer les congrès ne sont pas « mon truc » et je ne m’y sens pas à l’aise. S’il m’arrive parfois de minimiser la maladie par crainte de faire mal, je ne me résous jamais à promettre la guérison sans une chance raisonnable d’y parvenir, et rien ne m’indispose plus que les charlatans qui attirent les badauds avec des remèdes à six sous !

  • D’abord, écouter

Les longues études ne m’ont permis que d’apprendre à mieux écouter, c’est-à-dire être en mesure de comprendre, au delà des mots, des cris et des souffrances, les racines du mal, les causes profondes des obstacles, des dysfonctionnements ou des ruptures.

Ainsi en politique ! J’entends le reproche qui m’est fait d’aller dans trop de réunions et de n’y pas demeurer assez longtemps. Mais je ne vais pas là pour convaincre, plus modestement pour voir et écouter le quotidien des gens. Je ne cherche point à engranger des voix, simplement aller à la source lorsque les mots formulent enfin les problèmes.

C’est pour démultiplier cette écoute que j’ai créé « les testeurs », ces groupes qui sondent, analysent, interprètent, et mettent en forme cette inépuisable source de savoirs que procure l’écoute et le dialogue.

Ecoute, analyse et synthèse sont à la base de ma méthode. Elles, seules, permettent, avec l’approche technique, de passer à l’indispensable diagnostic.

 Réunion de testeurs sur le thème de l’attractivité du 7 mars 2013

Réunion de testeurs sur le thème de l'attractivité du 7 mars 2013
Réunion de testeurs sur le thème de l’attractivité du 7 mars 2013

 

  • Le Diagnostic

Il n’est pire remède que celui fondé sur un mauvais diagnostic ! Hollande, en se trompant sur les maux de la France, prescrit mal avec les conséquences économiques et sociales que l’on sait.

Demailly a commis une erreur tragique sur le diagnostic de l’époque Robien : obligé d’augmenter les impôts à contre-courant et à contresens, il plonge la ville dans le marasme en priant un Dieu Tramway de l’en sortir.

Semaine après semaine, ici-même, je vous ferai part de mon diagnostic avant d’avancer mes remèdes en cohérence avec lui. Apporter des solutions lorsque le problème a été incomplètement posé s’appelle en médecine, l’automédication, elle entraine souvent plus de difficultés que de guérisons. Après le diagnostic viennent tout naturellement les remèdes.

  • Les remèdes et les moyens de les mettre en œuvre

Le remède politique par excellence est le « Y A QU’A » et sa version « FAUT QU’ON », Marine Le Pen y excelle mais à droite comme à gauche on s’y réfugie souvent, préférant ces raccourcis entre le souhait et sa réalisation aux chemins pentus qui passent par la volonté et l’effort. Pourtant, qui peut croire qu’il y aurait des solutions évidentes, aisées à mettre en œuvre, que seule la « bêtise » des adversaires bloquerait ! Qui peut croire qu’un choix, quel qu’il fût, n’entraînera pas des conséquences qui, de proche en proche, modifiera beaucoup d’équilibres. En étouffant l’essor du haut débit à Amiens, en augmentant dangereusement le versement transport ou les taxes foncières, Demailly a mis en péril l’attractivité d’Amiens dont on ne parle plus qu’à travers les violences au nord et les conflits chez Goodyear.

A chaque problème décortiqué, je proposerai un diagnostic et à chaque diagnostic des remèdes. Des remèdes chocs pour marquer les esprits et modifier les habitudes puis des propositions structurelles pour aller vers le renouveau et qu’à nouveau, nous soyons fiers d’être amiénois !

Mon projet

Si, comme François Hollande, mon projet politique se bornait à « ré-enchanter » le rêve d’Amiens pour ensuite transformer en cauchemar quelques promesses démagogiques, ce projet-là serait vite fait : les objectifs d’emplois, de sécurité, de logements, de transport, de proximité, de solidarité, de réussite scolaire, culturelle et sportive trouveraient par enchantement les moyens adéquats et l’on pourrait rêver à nouveau d’être fiers d’Amiens !

Mais mon projet, et surtout le programme qui l’accomplira, ne sont pas pour aujourd’hui, car il me semble essentiel pour convaincre et réussir d’engager une autre méthode.

Ma méthode

  • Ecouter, solliciter les expertises et les analyses, réfléchir longuement pour définir des priorités (parce que choisir c’est renoncer) pour bien comprendre les enjeux et les possibles.
  • Diagnostiquer, c’est-à-dire faire émerger les deux ou trois problèmes principaux dont tout dépend et sans lesquels rien d’essentiel ne sera accompli.
  • Prescrire par un programme d’actions concrètes, compréhensibles par tous afin que chacun tire dans la même direction.

Ecouter-Analyser    

Depuis des mois, bien avant l’élection législative de juin 2012, j’ai écouté mes concitoyens amiénois, des chefs d’entreprises, des fonctionnaires de tous grades et toutes expertises, des commerçants, des entreprises de service… Tous font le même constat : l’Emploi est le principal problème d’Amiens et, non seulement il va mal, mais de plus, il s’aggrave !

Dans une France qui se porte mal, dans une Picardie plus atteinte encore, Amiens Métropole avec 12,5% de sa population au chômage, s’asphyxie ! Encore ne compte-t-on pas les milliers d’Amiénois qui sont contraints d’aller travailler à Paris ou Lille au détriment d’une vie normale !

 Mais…

  • Pourquoi sommes-nous plus frappés que les autres ?
  • Pourquoi notre solde migratoire est-il négatif, c’est-à-dire que les amiénois qui quittent la ville sont plus nombreux que les personnes d’ailleurs qui souhaitent s’y installer ?
  • Pourquoi les entreprises ne viennent-elles pas dans ce merveilleux espace si souvent vanté entre Paris et Lille, admirablement desservi par les autoroutes et le rail et pire, pourquoi le quittent-elles à un rythme de plus en plus soutenu ?
  • Pourquoi notre Université, nos Grandes Ecoles n’ont-elles pas la notoriété que mériterait notre engagement financier ?
  • Pourquoi peinons-nous toujours et depuis si longtemps, à afficher une réussite  scolaire que, depuis toujours, nous déclarons prioritaire ?

 Carte Résumé

Mes premières prescriptions…

En matière d’emploi, beaucoup dépend du gouvernement et celui de M. Hollande n’a visiblement pas pris le bon chemin. Les Français sont en train de comprendre que recourir à l’impôt, même maquillé en justice sociale, pose plus de problèmes qu’il n’en résout. La fuite des capitaux, la fuite des jeunes les plus qualifiés, l’effondrement de l’économie et de l’emploi en sont les conséquences les plus visibles.

Mais c’est une manie de gauche de croire que l’impôt et la dette sont les deux mamelles de la croissance. La Région Picardie, le Département de la Somme comme la ville d’Amiens, en matière d’impôt foncier, sont parmi les plus imposés de France. On voit le résultat !

Il est tout à fait impératif que, dès avril 2014, la nouvelle municipalité vote une taxe sur les transports ramenée au taux de 1,35 % de la masse salariale des entreprises contre 2% prévus, soit environ 15 M€ de diminution pour la compétitivité des entreprises. Ce ballon d’oxygène leur permettra d’embaucher (par exemple 750 SMIC) ou de retrouver des marges pour vendre ou investir.

Il est tout aussi impératif de voter dès Avril 2014 une baisse de foncier bâti, un des taux les plus élevés de France, de 0,5% au moins et répéter cette diminution chaque année pendant 6 ans, soit 3% en fin de mandat. Cette baisse modeste mais réelle, permettra de redonner un peu de pouvoir d’achat aux ménages notamment les plus modestes car les plus gros payeurs d’impôt foncier sont les offices HLM, propriétaires des logements. La baisse de l’impôt foncier serait répercutée sur les loyers des locataires.

Annoncer une baisse de la fiscalité ne vaut pas plus que les promesses de Gilles Demailly, jurant qu’il n’augmenterait pas les impôts, si je ne dis pas en même temps comment pourrait se financer cette baisse.

Mon diagnostic est que la ville a perdu son attractivité

Hier encore, en dépit des problèmes, nous étions « fiers d’être Amiénois » et, sur les murs des couloirs du métro parisien, nous n’avions pas honte d’afficher une superbe photo de notre ville avec en légende « AMIENS ou AMSTERDAM ? » !

Hier encore, nous ouvrions de nouvelles zones d’activité et d’emploi qui s’appelaient : Vallée des Vignes – Pôle logistique – Boréalia -Technopôle Gare la Vallée.

Hier encore, nous étions une des premières villes de France à créer un réseau public à très haut débit et 4000 emplois à la clé notamment dans les centres d’appels. Aujourd’hui on parle d’Abbeville et de St.-Quentin ou de l’Oise, plus d’Amiens…

  • Hier encore, étaient créés l’ESIEE, l’ISAM à Sup de Co en partenariat avec l’Université. La gauche les abandonne peu à peu…
  • Hier encore, Amiens était consacrée « Académie Numérique » et ville expérimentale pour l’accompagnement à la scolarité.
  • Hier encore, la presse nationale jugeait que nous étions la ville la mieux gérée de France par notre modération fiscale et le choix que nous avions fait de fusionner les services de la ville et de la Métropole avec de fortes économies à la clé.
  • Hier encore, notre « Politique de la ville » avec les transformations lourdes engagées au Pigeonnier était citée en exemple.
  • Hier encore, notre politique culturelle rayonnait et même nos exploits sur les stades ou les patinoires assuraient notre renommée.

Il ne s’agit pas de nostalgie mais du constat amer que :

• Lorsqu’on ne parle plus d’Amiens que pour les voitures qui brûlent dans le quartier Nord ou les pneus qui flambent dans la zone industrielle, nous sommes amers.

• Lorsque nous en sommes réduits à remercier le Gouvernement de nous donner comme image d’attractivité  » une zone prioritaire de sécurité », nous sommes mal à l’aise !

• Lorsqu’aucune imagination politique ne laisse entrevoir une issue favorable à l’étranglement qui nous menace avec un Grand Paris qui s’étend et se renforce pour aspirer nos meilleures forces et un Grand Lille qui tente d’en faire autant au Nord, sans que RIEN ne soit entrepris pour faire vivre le « Grand Amiens » et nous donner la taille suffisante… Nous avons peur !

• Lorsqu’aucune vision de développement économique n’apparaît : abandon des zones d’activités, des Centres d’appels, du réseau Haut débit … Nous avons du mal à espérer.

•,Lorsque les impôts augmentent et doivent encore augmenter de manière massive pour payer un mythique tramway, assommant la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages… Nous désespérons !

• Lorsque notre enseignement supérieur peine malgré nos efforts, nous ne comprenons pas !

• Lorsqu’une idéologie inappropriée sanctionne la voiture qui assure 58% des transports urbains au profit du vélo 2% aboutissant à compliquer l’usage de l’automobile dans une ville qui devrait en faire un de ses attraits pour tous les écœurés de la circulation en région parisienne, nous sommes en colère !

• Lorsque la ville apparaît peu entretenue, parfois sale, chaussées et trottoirs non refaits à temps, espaces fleuris mal traités malgré l’effort des services, nous voulons que ça change !

• Lorsque les promesses démagogiques aboutissent à la révolte des quartiers et qu’une idéologie démagogique et inconsciente refuse de voir monter l’insécurité et rejette les moyens d’y pallier comme la vidéo sécurité, nous nous engageons dans ce changement !

Alors, le diagnostic est simple : notre mal est profond car dans ce monde moderne médiatisé, il touche l’attractivité dont dépend la réputation et la notoriété.

Qu’elle s’effrite ou s’effondre et tout s’étiole : de la démographie à l’emploi, du cadre de vie à la fierté d’y vivre.

La « côte » d’un territoire se perd vite. La retrouver est œuvre de longue haleine d’autant qu’elle relève autant du ressenti que des faits. Pour la reconquérir, il faut toucher les esprits par des mesures rapides, l’imagination par des politiques innovantes, le cœur par l’élan donné et l’espoir retrouvé.

Comment financer une baisse de fiscalité ?

Il faut être économe en fonctionnement et les élus doivent donner l’exemple ! [1]

Je propose de ramener de quinze à quatre le nombre d’adjoints au Maire, un pour chacun des quatre secteurs d’Amiens (Est-Ouest-Sud-Nord). Recevant une délégation du Maire pour tous les problèmes du secteur, accompagnés de deux délégués (animation et travaux) dotés d’une administration de proximité (existante) et d’un budget, ils seront les interlocuteurs de la population pour tous les problèmes du secteur. Je reviendrai plus tard, après concertation, sur cette organisation de la démocratie de proximité.[2]

Je propose de ramener de seize à huit les Vice-présidents de l’Agglomération. Quatre issus des communes périphériques pour la gestion de proximité des quatre «communautés » constituées sur le modèle des secteurs (Est-Ouest-Nord-Sud). Quatre autres Vice-présidents recevraient délégation pour Amiens, Amiens Métropole et le Grand Amiénois [3]:

  •  De l’aménagement du territoire, de l’environnement, eau et assainissement, des transports et du stationnement, du logement.
  • Du développement économique, de l’Enseignement supérieur et des Nouvelles technologies
  • De la culture
  • Du sport et du Tourisme

 Je propose en ces temps de rigueur :

  •  Que ne soit retenue pour la rémunération des élus que la référence de base et soit abandonnée la majoration de 25%, dite « ville chef lieu », et celle due à la dotation de solidarité urbaine.[4]
  • Que soit interdit le cumul d’indemnités commune et Métropole. De l’indemnité métropolitaine sera déduite l’indemnité municipale. Ce cumul n’avait pas été accordé au personnel qui passait de la ville d’Amiens à la Métropole !

L’enveloppe budgétée en 2008 pour la seule ville d’Amiens pour le maire et les adjoints se monte à 691 664,55€ (délibération du 22 mai 2008). Elle est sans doute plus importante à la Métropole.

La division par deux des adjoints et Vice-présidents, des secrétariats et moyens afférents devrait permettre une économie de 1,5 M€.

Je propose des économies  d’administration

Les élus donnant l’exemple sont en droit de demander un effort à l’administration. Une meilleure gestion prévisionnelle des emplois devrait aboutir à ne pas remplacer la totalité de la centaine d’agents qui quittent le service chaque année. En revanche, une informatisation accrue des procédures devrait doper la productivité et faciliter la vie des administrés.

Je propose des économies de subventions

Les subventions comme les tarifs seront revus en fonction des nécessités financières avec le souci du service rendu et non de la simple coutume.

Je propose de revoir les investissements

Dans une période de crise comme celle que nous vivons, il faut, selon moi, investir prioritairement dans trois secteurs :

  1.  l’enseignement, ressource d’avenir
  2.  l’entretien, gage d’attractivité de la ville
  3.  les investissements créateurs de ressources (logements, zones d’activité, réseau haut débit, bureaux prêts à être loués)

 Cela signifie :

  • Différer le tramway

La baisse du versement transport correspond à une réalisation différée du projet tramway lorsque la fiscalité d’Etat aura redonné un peu d’air aux entreprises et aux ménages, que les dotations aux collectivités auront repris comme naguère permettant à la Région comme au Conseil général de nous financer convenablement.

Pour mémoire, je rappelle les faux arguments souvent entendus :

  •   Le tramway fluidifiera la circulation : selon les dernières enquêtes la réalisation d’une ligne de tramway porterait de 7% à 11% le taux de déplacement de personnes en moyens collectifs. L’automobile représente 58%. L’impact Tramway, dans le meilleur des cas, sera donc de 5%. Inversement, la pose des rails et autres compliquera la circulation automobile. Le Tramway ne fluidifiera pas la circulation, il la compliquera !
  • Le Tramway permettra d’absorber la croissance démographique d’Amiens : les projections démographiques tendancielles de l’INSEE pronostiquent une quasi stagnation de la population du Grand Amiénois ! La réalisation d’une ligne de tramway ne peut que se référer à la nécessité d’anticiper une croissance démographique.
  • Améliorer l’attractivité de l’Agglomération : Le tramway ne desservira aucune zone d’activité. En revanche, les entreprises, comme les ménages, seront écrasées d’impôts ce qui nuira gravement à la compétitivité de notre territoire. Si on ajoute que la circulation automobile sera elle, pénalisée, on voit mal le gain d’attractivité retiré aujourd’hui de cet investissement !
  • Relancer l’économie locale : le chantier du tramway sera d’abord réalisé par de grosses entreprises extérieures à Amiens. Les ponctions fiscales opérées sur les entreprises et les ménages amiénois limiteront la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages. Loin de relancer l’économie locale le Tramway sera un sérieux handicap.
  • Fera-t-on une ou deux lignes ? Avec une seconde ligne, pourtant logique et inévitable, la cure d’austérité se prolongera jusqu’à l’asphyxie de la Métropole sauf si les aides de l’Etat, de l’Europe, des autres collectivités rendent possible cet investissement. Rien n’est ni prévisible, ni probable pour l’heure

? Etudier et revoir la programmation des gros investissements

  • Le réseau chaleur au Sud dont personne n’a mesuré les coûts réels et les avantages alors que ni les cliniques du pôle Jules Verne, ni la cité scolaire, ni le CHU ne sont aujourd’hui demandeurs.
  • La Citadelle dont le projet, indispensable, doit cependant être adapté à la libre disposition de la Faculté de Médecine qui va déménager vers le CHU et le transfert de l’Hôpital Nord qui libère d’immenses surfaces utilisables.
  • La quatrième piscine, elle aussi souhaitable mais dont il faudra apprécier les modalités de réalisation budgétaires en fonction des ordres d’urgence.
  • Menacer de quitter le syndicat mixte Somme Numérique si une comptabilité séparée entre Amiens Métropole et le Département n’est pas mise en place afin d’isoler les recettes comme les dépenses propres à la Métropole.

Il faut que cesse immédiatement cette spoliation de la Métropole par le Département dans le silence général et complice, d’abord, du maire dont l’adjointe aux nouvelles technologies n’a jamais mis les pieds au syndicat.

  •  En 5 ans, et contrairement à toutes les habitudes, AUCUN débat n’a eu lieu à Amiens Métropole pour contrôler la politique de ce syndicat.
  • Son Président et Gilles Demailly ont accepté que la subvention de 10 Millions d’euros payée par la Région ne soit versée qu’au seul Conseil général alors qu’Amiens Métropole aurait dû percevoir 1,5 M€
  • Alors qu’Amiens Métropole a financé intégralement sa part de réseau [5], Gilles Demailly laisse voter le budget suivant : « la cotisation 2013 des membres du syndicat est de 0,50 € par habitant pour le Conseil général de la Somme et les communautés de communes et de 1,20 € par habitant pour Amiens Métropole».

Ainsi, les habitants de la Métropole paient deux fois : une fois en qualité d’habitant d’Amiens, une seconde fois comme habitant de la Somme. Mieux, en tant qu’habitants d’Amiens Métropole, ils paient 240% de plus que les autres alors qu’eux ont financé leur réseau sans subvention !

Pire encore, ils doivent aussi payer une contribution de 840€ Hors Taxe par site public raccordé sur leur réseau, alors que le syndicat paie déjà une redevance de connexion à Orange qui gère ce réseau.

Comble : ils ne perçoivent rien des 1,8 M€ payés par les opérateurs privés qui utilisent Phileas Net en plus grande partie sur Amiens Métropole.

….Ça suffit !!!

Mes conclusions provisoires …

La crise et la rigueur qu’elles entraînent nous contraignent à repenser nos méthodes, à ordonner nos objectifs, à définir nos priorités.

En France, à la différence des systèmes anglo-saxons (et même si les textes prévoient autre chose), nous avons l’habitude d’examiner les dépenses souhaitables et d’imaginer les recettes correspondantes. La dette sert de variable d’ajustement à cet exercice budgétivore.

Ce que je propose est l’inverse. En votant d’emblée une baisse des recettes ajustées au possible comme au souhaitable pour les contribuables, je propose de créer une contrainte forte pour les dépenses puisque la dette sera nécessairement limitée car il est interdit aux collectivités territoriales d’emprunter pour financer leur fonctionnement.

Ayant fait cet indispensable effort budgétaire, il sera plus facile de proposer de manière crédible des politiques qui sans cela resteraient des promesses électorales qui, selon la formule, n’engagent que ceux qui les écoutent.

J’aurais l’occasion de revenir semaine après semaine sur ces analyses et propositions pour tenir compte des objections comme des propositions alternatives, ayant cherché, en ce début de campagne électorale à poser d’emblée le débat principal : quelle politique pour l’emploi souhaitons-nous et avec quels moyens ?

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[1] Chacune de ces propositions est soumise à discussion et sera précisée dans les mois à venir avant de figurer dans un programme.

[2] Disparaissent les adjoints à la Démocratie locale, à l’Enfance, lutte contre les Discriminations, Jeunesse, Voierie, Fêtes, Population, Santé, Solidarité, Sécurité, Economie sociale et solidaire, Personnes âgées. Ces fonctions sont prises en charge en proximité par les adjoints de secteurs. Le Maire prend en charge les finances et la sécurité.

[3] Disparaissent les Vice-présidences ordures ménagères traitées par les «communautés» ; la démocratie territoriale, l’insertion, la formation (qui relève de la Région), la politique de la ville prise en charge par les secteurs. Disparaissent aussi les quatre « Délégués auprès du Président ».

[4] Le maire peut percevoir 65 097,84€ en 2008 au titre de la ville et autant pour la Métropole. Frappé par le cumul il ne peut percevoir plus qu’un parlementaire.

[5] Le Conseil Général de la Somme a financé ses propres établissements à Amiens

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