Le Pétrole et nous…


Plus rare et plus consommé le prix du pétrole augmente. François Hollande veut bloquer les prix! Curieux pour quelqu’un qui a fait un pacte avec les écologistes : le seul moyen de baisser la consommation et de freiner l’effet de serre, c’est justement d’en augmenter le prix !

 La relance, espérée par tous, augmentera encore la consommation, non seulement dans les pays occidentaux mais aussi en Chine et en Inde, gros consommateurs et faibles producteurs.

Des choix difficiles mais inéluctables vont se poser à nous :

  • Nous pouvons totalement modifier nos modes de vie pour les rendre moins consommateurs. C’est la régression que nous proposent les verts avec le thème de la décroissance. Pour ma part, je ne crois pas que l’aventure humaine régresse et que l’avenir doive nécessairement être plus pénible qu’aujourd’hui.

La voie de la décroissance n’est pas seulement de vivre autrement, c’est de vivre avec moins d’emplois  car il y aura moins de production et encore moins d’exportation, c’est donc vivre avec moins de revenus, moins de services publics, moins de loisirs… un temps qui aura sans doute le charme désuet des soirées d’antan mais leur rigueur aussi. Je ne peux l’imaginer.

  • Poursuivre l’aventure humaine en faisant confiance aux Hommes, à la fois pour réguler l’énergie mais aussi pour chercher partout les énergies nouvelles et des sources d’énergies fossiles nouvelles. Le monde ne s’est pas fait avec le simple principe de précaution : en permanence, il a espéré, donc osé, voulu et trouvé les moyens du mieux vivre pour le plus grand nombre.
  • En tant que chercheur, je me sens mal à l’aise avec « un principe de précaution constitutionnel » que j’ai voté mais qui, poussé aux extrêmes, serait une peur de l’avenir insupportable à un scientifique. Si on avait dit aux mamans en 1900 que leur bébés seraient tués en mettant leurs petits doigts dans une prise électrique, JAMAIS nous n’aurions eu l’électricité!

Il est temps de refaire confiance aux hommes de sciences en les laissant chercher et en refusant, quand cela sera nécessaire, le fruit de leurs recherches. Laissons germer le plan avant de juger qu’il faut l’arracher.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*