La loi « jardé » pour faire avancer la recherche médicale

Olivier Jardé et son activité professionnelle

 La recherche médicale est à la base des progrès sur la santé et la durée de vie humaine. Elle est indispensable et la puissance d’un pays se mesure souvent à la puissance de sa recherche médicale.

D’abord en laboratoire puis sur les animaux elle s’achève par des expérimentations et des observations chez l’Homme lui-même et pose, de ce fait, des problèmes éthiques considérables: quelles personnes choisir? Quel niveau de risque est il acceptable? Qui décide? Quelles informations donner à celui qui va accepter cette expérimentation?

Evidemment, les risques ne sont pas les mêmes s’il s’agit de tester une nouvelle molécule contre le cancer ou s’il s’agit d’observer les conséquences à long terme d’une thérapie ou encore l’évolution de tel ou tel comportement sur l’état de santé d’une série de personnes suivies pendant des années.

C’est pourquoi la loi distingue traditionnellement trois catégories de recherches médicales sur l’être humain: les recherches biomédicales, les recherches sur les soins courants et les recherches « observationnelles ».

Comme leur nom l’indique, ces dernières ne présentent aucun risque puisqu’il s’agit simplement de suivre dans la durée des affections, des soins ou des comportements. Pour autant, la recherche ne peut traiter un être humain en cobaye passif et non informé.

La loi Jardé, approuvée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale et au Sénat, vise à faciliter cette indispensable recherche « organisationnelle », tout en organisant l’information complète des personnes concernées et leur protection.

                   La mesure exposée dans cette proposition de loi consiste à :

– Simplifier la déclaration auprès du ministère de la recherche,

– Identifier, par cette déclaration, chaque objet de recherche,

– Saisir systématiquement le COMITE DE POTECTION DES PERSONNES, qui garantira les conditions de ce suivi et l’information complète des personnes concernées.

C’est aussi cela l’action d’un député : mettre ses compétences [1]au service de tous en s’impliquant dans les débats et les lois qui les concluent.


[1] Olivier Jardé est Professeur de médecine et Enseignant chercheur

2 réflexions au sujet de « La loi « jardé » pour faire avancer la recherche médicale »

  1. Monsieur le député

    Oui il faut faire avancer le recherche médicale, cette loi va dans le bon sens mais le mal est plus profond. la réforme hospitalière ou loi HPST a été une catastrophe pour les hôpitaux, son but essentiel était de désigner un seul décideur « le directeur ». Qu’en est il aujourd’hui : la création des ARS il y a bientôt deux ans (sans réelle présence sur le terrain) est le bras « armé » de la DGOS et de fait du ministère de la santé donc en cascade le directeur n’a plus aucune liberté. Les hôpitaux (et le vôtre également) est dans une situation financiére désastreuse et pourtant vous le savez au quotidien des hommes et des femmes font leur possible pour prendre en charge des pathologies toujours plus lourdes. Massification, efficience des mots sans cesse répétés et qui aujourd’hui ne veulent plus rien dire. Les 35 heures semble t il sont la cause de ce désastre mais si on y regarde de plus prés la « masse salariale » administrative est trés importante dans les hôpitaux et les compétences pas toujours en adéquation avec les besoins. Un directeur comme un ministre peut aujourd’hui être aux finances puis aux travaux mais contrairement aux ministres il n’a que peu de conseillers spécialisés. Cela entraîne des dépenses pléthoriques sans projection. Les budgets hospitaliers sont généralement pour l’année en cours, trés peu de projection à 3 ou 5 ans sauf parfois pour des « paquebots » et la conséquence de ce manque de vision se reporte directement sur la recherche. Les appels à projet (financement public) sont des usines à gaz ou des tonnes de papier doivent être remplies sans que jamais les équipes ne soient auditionnées
    C’est poutant l’unique façon de voir la capacité des gens à porter un projet et les financements industriels dans le cadre des recherches passent obligatoirement par cette phase d’échange. Alosr les promesses des uns et des autres sur la modification de la loi HPST ou des ARS ne changera pas grand chose, le pays est « ruiné » et il nous faudra redéfinir des priorités, peut on encore se permettre de laisser sur le carreau autant de nos concitoyens pendant que des « bacs +n » doivent sans cesse se battre pour avancer. Je ne le crois pas, de l’argent il en reste il doit être mieux utiliser pour apporter de la souplesse et de l’énergie à tous. Je vous invite à lire le dernier rapport de la cour des comptes sur l’informatisation hospitalière, l’APHM est citée mais un trop grand nombre d’établissement pourrait remplacer celui là (le vôtre par exemple). Sachez que les professionnels sont dans l’attente de modifications majeures, et pour le moment RIEN n’est proposé.

    Voilà un blog qui permettra des échanges que vous pourrez porter pour nous
    Trés sincérement

    • Cher Monsieur,
      La loi dite « Jardé » permet d’aborder tous les types de recherche et un consentement en fonction de risque. Ce n’est pas une loi de bioéthique, c’est une loi organisationnelle qui simplifie les procédures de recherche et protège mieux les patients.
      Autrefois, la médecine avait une organisation verticale. Or, en réalité, la médecine est transversale avec passage du soin de ville à l’hôpital, en ambulatoire, en pouvant aller jusqu’au médico-social.
      C’est pour cette raison que j’ai voté pour la création des ARS. J’ai regretté dans la loi HPST, et je l’ai dit dans mon discours, que les CME n’aient pas gardé le projet médical.
      Cordialement,
      Olivier Jardé

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