Crédibilité – Je serai avec vous demain… La fiscalité

La fiscalité peut être la pire ou la meilleure des actions politiques.
Prendre à tous pour assurer le bien-être commun, grâce à l’investissement public, à l’école, à la justice, à l’hôpital, à la police ou à l’armée, est une nécessité jamais contestée.
Prendre à chacun, à mesure de ses possibilités, pour aider ceux que la vie malmenés, et assurer une redistribution des revenus propres à fonder un pacte social et citoyen, sont peu contestables également.
Utiliser la fiscalité, pour relancer l’économie ou orienter les ressources privées vers les usages les plus utiles à la collectivité (les fameuses niches fiscales), se comprend de la même manière.
En revanche, chacun comprend que, passé un certain seuil, le prélèvement est ressenti comme «confiscatoire» : il veut jouer un rôle moral, comme si l’argent
avait été gagné indument, sans travail ni risques ni efforts. Pire encore, si l’argent ainsi confisqué est mis au service de clientèles partisanes, corporatistes ou salariées, au lieu d’être utile à la collectivité.
C’est le travers perpétuel de la gauche de tenter de dissimuler des politiques clientélistes sous couvert de justice sociale et de solidarité. C’est l’essentiel du programme de François Hollande, comme celui de Claude Gewerc à la Région ou de Christian Manable au Département et, en dépit de ses promesses placardées partout, Gilles Demailly n’a pas fait autre chose pour la Métropole : sa promesse n’a tenu qu’un an !
Comme le troupeau va à l’abreuvoir, la gauche va à l’impôt.
C’est pourquoi, j’ai approuvé la suppression de la taxe professionnelle qui pesait sur l’investissement des seules entreprises françaises et que François Mitterrand avait qualifiée «d’impôt stupide».
C’est pourquoi, j’ai voté la baisse des cotisations sociales qui pèsent sur le coût du travail et leur transfert sur la TVA qui est payée aussi sur les produits fabriqués hors de France.
A Paris, comme à Amiens, je défendrai le refus d’une fiscalité confiscatoire, le refus d’une fiscalité qui nuit au pouvoir d’achat des ménages mais au contraire une limitation des dépenses et, dès que possible, une baisse de l’impôt qui partout impulse la croissance et l’emploi.
Article publié dans mon journal de campagne

Une réflexion au sujet de « Crédibilité – Je serai avec vous demain… La fiscalité »

  1. Les cotisations sociales sont une partie du salaire, ce n’est pas un impôt, c’est un salaire indirect.
    Les « baisses » d’impôts sont toujours brandies par la droite alors que l’IR n’est payé que par la moitié des contribuables. Si Mitterrand avait qualifié la taxe professionnelle « d’impôt injuste », c’est parce qu’elle reposait avant tout sur la masse salariale et non sur les bénéfices. Le choix de la supprimer prive les collectivités de ressources sans revenir sur la répartition des richesses (pour mémoire, c’est l’intervention des salarié-e-s qui confère une valeur aux produits, et les financiers accaparent celle-ci).
    Et l’impôt le plus injuste qui soit, la TVA, qui rapporte le plus à la collectivité et qui est payé par tous, n’est jamais questionné dans le pouvoir d’achat (sauf pour les restaurateurs qui n’ont pas embauché ni baissé leur prix).
    La politique « fiscale » que O. Jardé a défendu est une politique au service des riches. Le Front de gauche veut s’attaquer à la racine du problème, et prendre l’argent là où il est pour satisfaire les besoins de l’ensemble de la population…

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