Si l’Adjoint aux Finances de la ville était Pinocchio…

pinocchio OJSi l’Adjoint aux finances était Pinocchio, il ne pourrait plus écrire tant son nez serait long et interdirait à la main d’atteindre le papier.

Après Gilles Demailly, placardant sur les murs,  » je m’engage à ne pas augmenter la fiscalité ! « ,  voilà le financier, habituellement plus attentif, nous refaire le coup de la promesse main sur le cœur !

Mon édito, publié la semaine dernière, montrait déjà ce double langage. Lors du vote du budget, le tableau qu’il projetait ne masquait guère ses intentions.
Comment d’ailleurs espérer faire croire que l’on pourrait ajouter une dépense de 200 millions d’euros (car il faudra bien sauf à admettre l’absurde : réaliser une deuxième ligne de tramway pour compléter par une ligne Est-Ouest la ligne Nord-Sud) sans recettes nouvelles ?

Subtilement ( je n’ose pas écrire hypocritement), l’adjoint aux finances écrit dans le JDA de cette semaine que « seules les entreprises » seraient sollicitées.

C’est mensonger car les simulations financières établies par le service des finances de la Métropole et distribuées aux maires de la métropole incorporaient une subvention de la métropole au budget transport de plusieurs millions d’euros, suivant les différentes hypothèses pourtant très optimistes et ces dotations-là  ne viendraient pas des seules entreprises, elles viendraient aussi des impôts des ménages, qui seraient indispensables dès que le projet serait engagé sans retour possible !

Par delà le mensonge, c’est au raisonnement absurde mais répété de la gauche que je voudrais tordre le cou et dire qu’il n’est pas de moyens de faire payer les entreprises sans que les ménages paient aussi.

Même François Hollande, très anti-entreprises, a du pourtant, après les avoir lourdement taxées, leur restituer un crédit d’impôt de compétitivité payé par une hausse de la TVA !

Qui peut croire une seconde, qu’Auchan ou Carrefour, pour ne citer qu’eux, ne répercuteront pas dans leur prix de vente la hausse du versement transport ou autre que M. Demailly veut leur infliger ? Comme toutes les entreprises locales seront également frappées, la concurrence sur le marché amiénois ne jouera pas et la hausse des prix sera payée par les consommateurs !

Si, par extraordinaire, cette solution évidente n’était pas retenue, ces entreprises chercheraient des voies de productivité nouvelles pour absorber cette hausse. Cela signifie moins d’emplois et probablement moins de salaires !
L’absurde est atteint lorsque l’on sait que le versement transport est payé par la ville elle-même et surtout par les organismes HLM qui les répercuteront immédiatement sur les loyers des foyers les plus modestes. Politique de gribouille !
Est-ce cela que veut Monsieur Demailly ?
Peut-être faut-il préférer l’incompétence au mensonge pour expliquer !
Ma formation non plus ne m’a pas permis d’entrer de plain-pied dans la réalité de l’entreprise, mais je me suis astreint à aller les rencontrer, presque toutes, et à écouter leurs dirigeants, pour comprendre les politiques locales qui peuvent les aider et celles qui contribuent à les déstabiliser, quand ce n’est pas à les perdre.

Il ne faut jamais confondre les dividendes distribués qui relèvent d’une juste fiscalité et l’alourdissement des charges qui plombent la compétitivité et font grimper les prix. La démagogie et le mensonge peuvent faire élire mais, on le voit aujourd’hui, posent bientôt plus de problèmes qu’ils n’ont semblé en régler.

Une réflexion au sujet de « Si l’Adjoint aux Finances de la ville était Pinocchio… »

  1. Les dépenses inutiles de la métropole se multiplient comme les travaux de la rue Jules barni qui ne changent en rien la vitesse des bus ou la piste cyclable Amiens saint fuscien trajet que j’effectue 6 fois ar jour : je n’ai jamais vu un seul cycliste l’emprunter en 1 an ! Etc,etc

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