L’anti-sarkozysme a gagné

L’anti-sarkozysme a gagné mais la vague rose annoncée depuis des mois n’a pas eu lieu car les Français, réticents aux promesses, ont été près de 50% à craindre la suite.

Je dis près de 50% car, si les bulletins blancs, plus nombreux que jamais, avaient été comptabilisés comme « exprimés », l’élection de François Hollande aurait été acquise sans majorité absolue.

Mais en démocratie le vote du peuple ne se conteste pas et, républicain, je félicite François Hollande pour son élection à la tête de l’Etat.

Hélas, nous avons trop tendance à croire que l’élection vaut action et que les suffrages disent le chemin à prendre. Une élection ne change rien à la marche du monde et les entreprises, les marchés, les concurrents, les budgets et les problèmes restent les mêmes qu’hier !

Le vote qui s’esquisse en Grèce m’inquiète car il pourrait préfigurer ce qui pourrait se passer en France. Là-bas, un échec de la gauche débouche non seulement sur une extrême rigueur mais sur l’arrivée au parlement des extrêmes de droite et de gauche qui envisagent la sortie de l’euro.

J’écoutais ce matin sur BFM François Langlet, le journaliste économique de l’émission Des Paroles et Des Actes. Il disait que François Hollande serait peut-être le Président du retour au franc !

Pour lui, la sortie de la Grèce, évidente à ses yeux, ne pouvait qu’entrainer une crise de la zone euro. Si l’Allemagne refuse de payer seule pour les autres et que la France reste campée sur une relance par la consommation et la dépense publique, les taux d’intérêt vont exploser et la sortie de l’euro inévitable à moins de trois mois.

Dans cette période de tous les dangers, il est impératif qu’une opposition forte à l’Assemblée nationale tempère les majorités de gauche au Sénat et dans la plupart des grandes collectivités

Je serai candidat dans la deuxième circonscription de la Somme qui regroupe près des deux tiers de la population d’Amiens Métropole. La gauche, n’ayant apparemment trouvé personne parmi les élus locaux, ni au conseil municipal, ni au Conseil général, ni à la région, a désigné Barbara Pompili cadre du parti « Europe écologie les verts »(EELV).

Battue à Paris et souhaitant ne pas trop s’en éloigner, elle a jeté son dévolu à Amiens suffisamment proche pour continuer une vie parisienne intense. Elle pense sans doute que la proportionnelle a été votée et qu’il suffit d’être désignée par son parti pour être élue !

Non ! A ce jour, il faut encore convaincre les électeurs de la circonscription, connaître leurs problèmes et leur commune, leurs associations et leurs clubs, leurs quartiers, leurs stades et leurs théâtres, leurs blessures et leurs espoirs.

Parce que depuis 10 ans, je les connais tous, je souhaite continuer à les représenter dans la diversité de leur vote, le respect de leur conviction, l’attention à leurs difficultés.

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